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Destination santé
13 septembre 2007

La mort du footballeur professionnel espagnol Antonio Puerta, victime d’une mort subite, a fait réagir le Dr Jean-Marcel Ferret, ancien médecin de l’Equipe de France de football. À ses yeux, il faut « encore approfondir les examens médicaux pratiqués chez les sportifs de haut niveau pour mieux déceler les éventuelles anomalies cardiaques ». D’après une étude réalisée par l’INSERM, dans la population générale, l’incidence moyenne de la mort subite serait de 1 à 2,5 pour 1.000 personnes. Chaque année, en France, environ 40.000 personnes en sont donc victimes.
Chez les sportifs de haut niveau, elle frappe environ 2 pratiquants sur 100.000. Et dans 71% à 98% des cas, la mort subite est associée à des problèmes cardio-vasculaires ignorés ou silencieux, comme l’a montré une équipe du Comité national olympique et sportif français (CNOSF).
Pour Jean-Marcel Ferret, le problème est donc avant tout « statistique. Nous le connaissons, il est présent dans la population générale et chez les sportifs. Le trouble cardio-vasculaire est même la première cause d’inaptitude à la pratique sportive ». Mais encore faut-il qu’il soit décelé.
« C’est là tout le problème », poursuit le médecin. « Chez le sportif de haut niveau, il faut améliorer le suivi médico-sportif, en réalisant des examens approfondis chaque année. À mon sens, il vaut mieux réaliser 10 examens inutiles plutôt que de laisser passer une anomalie susceptible d’être mortelle. Même si 99% des sujets que nous suivons sont sains, il faut rester très vigilants ». Jean-Marcel Ferret insiste surtout sur un ensemble de « facteurs aggravants ». Outre un « cœur prédisposé », il cite également la fatigue imposée par les rythmes des compétitions, mais aussi la chaleur et l’humidité. Sans oublier enfin le dopage et la consommation de drogues. « Mais en France, le suivi des sportifs est très performant à ce niveau », rassure-t-il.
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