Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
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Destination santé
17 juin 2008

« Dans les 5 années à venir, environ 5.000 postes de visiteurs médicaux seront supprimés en France », soit près du quart des effectifs actuels. Pour Pierre Chastagnier, DRH du numéro 1 français de la pharmacie sanofi-aventis, l’heure est à la mobilisation. Objectif : organiser un maximum de départs volontaires pour éviter « un plan social lourd, compliqué et humainement difficile ».
En butte à des mutations profondes, l’ensemble de la profession s’affirme sinistré. De source syndicale, on avance la suppression probable, dans les mois à venir, d’environ 400 à 600 postes de visiteurs médicaux sur les 2.300 que sanofi-aventis emploie en France.
Pierre Chastagnier confirme que « dans un futur assez proche, le nombre des visiteurs médicaux de sanofi-aventis France va diminuer fortement ». Le développement des génériques et « les difficultés d’accès au marché des nouveaux médicaments » expliqueraient en partie cette baisse des effectifs. A ces raisons « structurelles », il convient d’ajouter la volonté des autorités de « provoquer un désarmement promotionnel ».
L’allégorie militaire n’est pas fortuite. Elle figure en toutes lettres dans un rapport de l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) à la ministre de la Santé, rendu public en novembre dernier. Les visiteurs médicaux y sont sévèrement épinglés. A tel point que les auteurs recommandent de faire de la Haute Autorité de Santé (HAS) « l’émetteur unique d’information sur le bon usage du médicament ». Ambiance...
« Conserver la maîtrise de son destin »
Dans ce contexte, « nous avons un rôle social, qui est d’aider nos visiteurs médicaux à se reconvertir puisque leur métier est menacé ». C’est d’ailleurs dans cet esprit qu’un accord de Gestion prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC) a été signé dans l’entreprise.
Paraphé par 8 syndicats sur 9, il repose pour l’essentiel sur « la mise en place d’une structure chargée de réaliser des bilans de compétence et d’évaluer les projets (individuels) de reconversion. Ces derniers peuvent prendre la forme d’une création d’entreprise, d’une formation ou d’une reconversion dans un autre métier. Et pour que chacun puisse se consacrer pleinement à son projet, un congé de mobilité est aussi proposé ».
Convaincre le maximum de visiteurs médicaux de se reconvertir, ou au moins de se renseigner « le plus tôt possible », c’est aujourd’hui l’objectif majeur de Pierre Chastagnier. « Avec ce genre d’accord, chacun est encore maître de son destin. Ce qui n’est plus le cas lors d’un plan social ».
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