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Rhinite allergique : la reconnaître, l’éviter, la traiter

30 novembre 2006

Comment reconnaître une rhinite allergique ? « C’est simple », explique le Pr Daniel Vervloet, Président de l’association Asthme et Allergies. Elle « touche toujours les 2 narines. Si une seule est atteinte, c’est que l’origine n’est pas allergique ». Pas compliqué, en effet...

Grands accusés, les pollens. À commencer par ceux du cyprès qui sont « très allergisants ». Viennent ensuite les pollens de graminées - le fameux rhume des foins - ceux de l’olivier au Sud et du bouleau au Nord. Sans oublier les pollens du chêne, du mûrier, du robinier, du tilleul... et à la fin de l’été, les pollens de composés comme l’armoise et l’ambroisie.

Un bon truc ? « Plus les fleurs sont jolies, moins il y a de risques que leur pollen provoque des allergies », commente Daniel Vervloet. Pas très scientifique mais... plein de bon sens. Les belles fleurs en effet sont polinisées par des insectes, leur pollen est lourd. Tandis que les autres fleurs ont un pollen léger dispersé par le vent... C’est lui qui provoque des rhinites. Continuez donc à offrir des roses, vous ne risquez rien !

À la maison, « les acariens font festin de nos pellicules et de toutes les squames de notre peau ». D’où leur habitat favori : le lit. Pour les combattre, « lavez soigneusement la literie à plus de 56°C. Ils trépassent également lors d’un nettoyage à sec des couettes ou couverture ». Et puis préférez un sommier à lattes à un sommier tapissier, dans lesquels les acariens sont si bien.

Les acariens sont allergisants par « leurs crottes. Il est possible de dépister leur présence grâce à un test, non remboursé, vendu en pharmacie ». Quant aux moisissures qui provoquent des rhinites, « l’eau de Javel diluée est excellente pour les combattre ». Et les blattes et autres cafards « éliminent dans leurs déjections beaucoup de protéines allergisantes ». Bref, que du bonheur !

Cela étant, les animaux domestiques aussi peuvent être à l’origine d’allergies. Surtout les chats. « Leur peau sécrète une protéine allergisante qui se répand dans l’air. Même quand le chat n’est plus là, elle peut provoquer des allergies pendant plusieurs semaines ». Cochons d’Inde, lapins nains, souris blanches, rats, chevaux, poneys... tous peuvent provoquer des rhinites allergiques. Au titre des irritants, citons les polluants chimiques de l’intérieur, les composés organiques volatiles contenus dans les colles, sprays, peintures, isolants etc...

Selon les experts, 8 asthmatiques sur 10 souffrent aussi de rhinite. Ce n’est pas vraiment étonnant ! L’asthme et la rhinite allergique concernent le même appareil respiratoire et relèvent d’un même processus inflammatoire. Voilà pourquoi elles doivent bénéficier d’une prise en charges commune. Certains traitements de fond de l’asthme sont efficaces pour soulager les symptômes de la rhinite, tels que les anti-leucotriènes. Faciles à prendre - ce sont des comprimés, tout simplement - ils permettent d’améliorer le contrôle de l’asthme comme de la rhinite.


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