La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Destination santé
27 février 2010

« Le déni, c’est ne pas reconnaître une situation objectivement dangereuse », explique le Pr Silla Consolli chef du service de Psychiatrie à l’Hôpital européen Georges Pompidou (Paris). Au quotidien, ce psychiatre intervient de plus en plus auprès de malades à risque… cardiovasculaire, et qui refusent de se considérer comme tel. Des malades du cœur qui consultent un psychiatre ? Eh oui, car ils mettent leur vie en péril...
Qui sont les patients à risque cardiovasculaire ?
Le Pr Xavier Girerd, cardiologue à la Pitié-Salpêtrière (Paris) dégage cinq facteurs « ayant une influence lourde : l’hypertension artérielle, un excès de cholestérol, le diabète, le tabagisme et une obésité abdominale ». Actuellement, 14 millions de Français environ sont traités pour au moins l’une des trois premières affections. Parmi ces malades, « un sur dix a déjà subi un infarctus et 4% ont fait un accident vasculaire cérébral (AVC) », précise le Pr Girerd.
Le déni, une perte de chance.
Le problème est qu’un grand nombre de ces patients — sans oublier tous ceux qui ne sont pas traités — ne se sentent pas concernés par ces risques. Leurs médecins ont beau le s mettre en garde contre ces épées de Damoclès (risques d’AVC, d’infarctus, d’amputation…), rien n’y fait ! « Il y a toujours un décalage important entre les données épidémiologiques objectives, et la perception que chacun a de son propre risque », poursuit le Pr Consolli. « A court terme, cette réaction de déni est une façon de se protéger. A long terme en revanche, elle peut avoir un impact négatif sur le traitement et constituer une véritable perte de chance ».
Interrogez votre médecin.
C’est d’autant plus regrettable que des traitements permettent aujourd’hui de réduire significativement le risque d’infarctus du myocarde ou d’AVC. Alors comment faire ? Le conseil de Silla Consolli s’adresse notamment… aux médecins, qu’il appelle « à trouver les ressources pour motiver leurs patients ». Quant au Pr Claire Mounier-Véhier, cardiologue au CHRU de Lille, elle insiste sur l’information du patient. « Il est primordial de lui expliquer pourquoi il prend tel ou tel traitement. S’il ne comprend pas, il ne le prendra pas ». Le malade ne doit donc jamais hésiter à interroger son médecin pour obtenir une explication…
Vous souhaitez évaluer votre risque cardiovasculaire ? Rien de plus simple. Rendez-vous sur le site du Comité français de Lutte contre l’hypertension artérielle. Vous pourrez y calculer… l’âge de vos artères ! Il vous suffira pour cela, de consulter le site : http://www.comitehta.org.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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