Sale, la sueur ? Pas du tout !

21 août 2008

La sueur est souvent perçue comme sale, notamment à cause des odeurs qu’elle dégage et des auréoles qu’elle dessine sous les aisselles. Or, la sudation est un phénomène physiologique indispensable, qui permet de réguler la température de notre organisme. Par absorption et évaporation, elle tient en effet le rôle d’un thermostat qui permet à notre corps de se maintenir autour de 37°C. C’est dire toute l’importance de ce liquide aqueux, salé et incolore, qui pointe généralement son nez au plus mauvais moment. Lors d’un entretien d’embauche, d’un exposé, d’un premier contact amoureux... bref, lors d’une décharge émotionnelle. Mais au fait, d’où vient-il exactement ?

La sueur est sécrétée par des glandes - eccrines et apocrines - qui se trouvent à plus de 2,5 millions d’exemplaires chez un adulte. Réparties sur tout le corps, elles déversent la sueur à la surface de la peau par de minuscules entonnoirs : les pores. Mais la sueur, ce n’est pas de l’eau. Il s’en faut même de beaucoup ! Elle contient en effet des sels minéraux, principalement du sodium, du potassium, du calcium et du magnésium. Et on y trouve d’autres composés, tels que des graisses et de l’acide lactique. Une substance produite au moment de l’effort et... qui attire les moustiques. Quant à son odeur pour le moins pénétrante, elle résulte de la dégradation microbienne de toxines véhiculées par la sueur. Rejetées par l’organisme, ces toxines doivent être éliminées. Evitez par conséquent de recourir à un anti-transpirant ! Mais rien ne vous empêche d’utiliser un déodorant pour lutter contre cette prolifération microbienne...


Signaler un contenu

Un message, un commentaire ?


Témoignages - 82e année


+ Lus