Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
2 juillet 2008

Lancée en décembre 2007, la certification des sites Internet français dédiés à la santé « connaît une montée en charge satisfaisante », selon Etienne Caniard, président de la commission “qualité de l’information médicale” auprès de la Haute Autorité de Santé (HAS). Entre 300 et 400 nouveaux sites ont été labellisés ces derniers mois. Le point sur cette certification, qui est affichée à la Une du site de Destination Santé depuis... 2002.
L’objectif est de permettre à l’internaute d’identifier les sites santé de qualité, et surtout dignes de confiance. Elle s’appuie sur 8 critères définis par la Fondation suisse Health on the Net (HON), accréditée par la HAS pour la certification en France :
- Autorité : la qualification des rédacteurs doit être indiquée ;
- Complémentarité : l’information délivrée doit venir en complément et non en substitution de la relation médecin/patient ;
- Confidentialité des informations personnelles données par les internautes ;
- Attribution : les sources des informations publiées doivent être citées, et les articles datés ;
- Justification : toute affirmation quant aux bienfaits et/ou inconvénients de tel ou tel produit ou traitement doit être justifiée ;
- Professionnalisme : l’information doit être la plus accessible possible, le webmestre identifié et une adresse de contact fournie ;
- Transparence du financement : les sources de financement doivent être explicites ;
- Honnêteté dans la publicité et la politique éditoriale : le contenu éditorial doit être bien distinct de la publicité.
« La démarche de certification est lancée à la demande des sites », explique Etienne Caniard. Autrement dit, les éditeurs qui ne sollicitent pas la HAS ou la Fondation HON ne sont pas labellisés. Certains, y compris parmi ceux qui génèrent le plus de visites, refusent tout net, invoquant des motifs qui ne semblent pas convaincre la Haute Autorité... D’autres pêchent par ignorance : « malgré l’écho que nous avons donné à tout cela, il n’y a pas encore une connaissance suffisante de ce label, aussi bien des internautes que des éditeurs ».
Pour y remédier, la HAS fonde beaucoup d’espoirs sur la certification des sites institutionnels. « Ils nous aideront à promouvoir la certification », poursuit Etienne Caniard. Mais pour l’heure, seuls ceux de l’Assurance-maladie et de l’Institut de veille sanitaire affichent le fameux logo HON.
Le site du ministère de la Santé, pour sa part, n’est toujours pas certifié. Un comble. « Nous sommes dans une phase de réorganisation du portail qui durera jusqu’à la fin de cette année », nous a précisé le service communication. « Nous lancerons une procédure de certification HAS à l’issue de cette refonte ». Quant aux sites de l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (INPES) et de l’Etablissement Français du Sang (EFS), la demande de certification est actuellement en cours d’examen.
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