La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
13 janvier 2010

« Au début de ma carrière, au milieu des années 80, on nous recommandait de ne jamais boire au cours d’un effort. Il paraît que ça coupait les jambes ! En fait, on se retrouvait si déshydraté qu’on avait surtout des crampes et des tendinites… Avec le recul, c’est insensé ». Ancien international français de basket-ball, Richard Dacoury mesure le chemin parcouru en matière d’hydratation et d’effort physique. Sportifs de tous niveaux, “buvez” !
Jusqu’à 4 litres d’eau en moins ! « Un sportif qui court une heure à 10 km/h va perdre un litre d’eau », explique le Pr Charles-Yannick Guezennec, du pôle Médecine du Sport à Marcoussis, dans l’Essonne. « Pour un match de foot ou de tennis, cela peut aller jusqu’à 4 litres ! Si l’athlète ne compense pas, non seulement il lui sera impossible de poursuivre son effort au même niveau d’intensité, mais en plus, il risquera une déshydratation ».
Quand l’eau ne suffit plus… Pour éviter ces écueils, les spécialistes estiment qu’au-delà d’une heure d’effort, l’eau seule ne suffit plus. Il convient alors de compenser les pertes en eau et en sodium (liées au phénomène de transpiration) mais aussi en glucides, le carburant de nos muscles. Comment ? En concoctant soi-même sa “mixture” ? C’est envisageable, mais… gare aux troubles digestifs en cas d’erreur de dosage. Sans compter « les risques de contamination par un élément microbiologique », poursuit le Dr Guezennec.
Loin de ce genre de cuisine personnelle, la composition des boissons “pour le sport” répond à des critères précis, définis par le Comité scientifique pour l’Alimentation humaine auprès de l’Agence européenne de Sécurité des Aliments (EFSA). « Pour être rapidement absorbable et utilisable par l’organisme, elle doit être isotonique ou hypotonique, par rapport au plasma », enchaîne le Pr Guezennec. En d’autres termes, les concentrations respectives en eau, en sodium et en glucides doivent être soit égales, soit inférieures à celles de notre organisme.
Pas seulement une affaire de pros. Eau, sodium, glucides : nos besoins n’étant pas dépendants du niveau de pratique, mais de la durée et de l’intensité de l’effort, ces boissons ne sont pas réservées aux sportifs professionnels. « Elles s’adressent à tous », insiste notre spécialiste. A condition de « boire régulièrement, sans attendre la soif qui est déjà un signe de déshydratation ». Et donc, d’altération de la performance.
Même dans une perspective de perte de poids… Vous vous remettez au sport pour perdre du poids ? Soyez rassuré(e), « l’apport énergétique d’une boisson pour le sport est plus faible que la dépense. Il ne sera en rien un frein à l’objectif de perte de poids ». Ce qui ne sera pas le cas avec une boisson “énergisante”. Bien plus sucrées et contenant des substances comme la taurine, elles « ne présentent pas d’intérêt nutritionnel démontré chez le sportif ». Et c’est la Société française de Nutrition pour le Sport (SFNS) qui le dit.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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