Santé vie pratique

Syndrome de fatigue chronique : 17 biomarqueurs impliqués

Destination Santé

Destination Santé / 30 octobre 2017

Aux Etats-Unis, plus d’un million de patients souffrent du syndrome de fatigue chronique. Pour en savoir plus sur son origine, des chercheurs de l’Université de Standford [1] ont analysé 192 échantillons sanguins de patients atteints de cette maladie et 392 prélèvements ont constitué le groupe contrôle.

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Photo Phovoir.

Résultat, des prédispositions génétiques ont été observées. « Le syndrome de fatigue chronique serait lié à l’expression de 17 protéines ou cytokines différentes du système immunitaire, dont 1 à caractère pro-inflammatoire. La concentration sanguine de ces dernières influerait donc sur le degré de sévérité de la maladie », déclarent les scientifiques. « La découverte de ces biomarqueurs permet d’y voir plus clair sur les conditions dans lesquelles le syndrome peut survenir et s’aggraver ». A terme, il s’agira de mieux le prévenir mais aussi d’anticiper au mieux le diagnostic et donc améliorer la prise en charge.

Les symptômes (problèmes cardiaques, confusions mentales, diarrhée, constipation, douleurs musculaires…) du syndrome de fatigue chronique peuvent se déclarer à deux périodes de la vie : à l’adolescence entre 15 et 20 ans ou à l’âge adulte entre 30 et 35 ans. Et cette maladie perdure pendant des décennies. Elle peut transformer une vie active en isolement et dépendance. Des rétablissements spontanés peuvent survenir la première année mais rarement si le syndrome se maintient pendant plus de 5 ans.

© 2017, Agence Destination Santé

[1Proceedings of the National Academy of Sciences, le 31 juillet 2017