Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Destination santé
2 avril 2013

Chaque année en France, 200 nourrissons sont victimes du syndrome du bébé secoué. Et un sur cinq en meurt. C’est donc un véritable problème de santé publique, pourtant difficile à identifier pour les soignants.
Le Dr Anne Laurent-Vannier a été membre du jury de l’audition publique organisée par la Haute Autorité de Santé (HAS) le 14 octobre 2009, et consacrée au syndrome du bébé secoué. « Le diagnostic est extrêmement difficile à poser », explique-t-elle. « Et seuls les cas les plus sévères sont hospitalisés. C’est pourquoi le phénomène est largement sous-estimé ».
De quoi s’agit-il ? Un parent — un père dans 70% des cas — ne supportant plus les pleurs de son nourrisson va le secouer de manière violente. Seulement, le cerveau d’un nourrisson bouge à l’intérieur de la boîte crânienne. Sous les secousses qui lui sont infligées, le bébé va voir sa tête se balancer rapidement, d’avant en arrière. Son cerveau va heurter violemment l’intérieur de la boite crânienne. Le risque ? « Des vaisseaux sanguins peuvent se déchirer et entraîner des lésions cérébrales potentiellement irréversibles », souligne le Dr Laurent-Vannier. Les victimes sont dans la majorité des cas des nourrissons de moins de 6 mois. « Le taux de récidive est estimé à plus de 50% ».
Selon la Société française de pédiatrie, « cette maltraitance doit conduire à établir : soit un signalement au Procureur de la République si le diagnostic est certain, hautement probable ou probable ; soit une information préoccupante au président du Conseil général si le diagnostic est jugé possible ».
La HAS insiste enfin sur l’importance d’informer les jeunes parents à la sortie de la maternité sur les pleurs du nourrisson. Et de leur expliquer qu’il est compréhensible qu’ils en soient exaspérés. En soi, ce n’est ni surprenant, ni même choquant. En revanche, il est important d’avoir la bonne réaction. Or, comme l’explique la Haute Autorité, « face à des pleurs prolongés sans cause d’un bébé, le réflexe à avoir est de le coucher sur le dos dans son lit et de quitter la pièce. Se ménager, se protéger, c’est aussi protéger bébé » .
©Agence de Presse Destination Santé-2013
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