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Un cas de gale dans une école de Saint-Benoît
3 mai 2007

Un cas de gale a été diagnostiqué à l’école primaire Odile Elie de Saint-Benoît. Bertho Audifax affirme que la gale n’est pas exceptionnelle à l’approche de l’hiver, il n’y a pas lieu de paniquer d’autant plus que cette maladie se soigne rapidement.
Des cas de gale diagnostiqués dans une école de Saint-Paul, puis à Saint-Denis, maintenant à Saint-Benoît et les ingrédients sont réunis pour continuer à alimenter une psychose des parents d’élèves. Rien de vraiment alarmant pour Bertho Audifax, Maire de Saint-Benoît et médecin de profession : « la gale est une maladie endémique, et en cette période de l’année, en hiver, il n’est pas anormal que quelques cas se déclarent ». Un cas de gale a en effet été diagnostiqué sur un élève de CE2 de l’école Odile Elie le 26 avril dernier, un cas sporadique, précise la Mairie, et qui ne nécessite pas une désinfection de l’école. Le Maire tient ainsi à rassurer les parents. « Nous sommes dans une île tropicale, la gale est effectivement une maladie gênante qui doit être traitée, mais ce cas détecté relève de la sphère familiale », précise-t-il. Il n’y a donc pas lieu de fermer l’école Odile Elie, ni de la désinfecter, mais de prescrire un traitement à l’enfant à son domicile, d’assurer des conditions d’hygiène personnelle et familiale. Pendant trois jours après le traitement, l’enfant atteint de gale ne fréquentera pas l’école. « C’est très simple, il suffit d’un bon brossage au savon noir et de désinfecter avec une lotion anti-gale. Il faut aussi désinfecter la literie, traiter les couvertures avec des produits insecticides », rappelle Bertho Audifax.
Martine Bouvry, médecin scolaire dans le secteur Est, ajoute que la gale est une maladie endémique, mais sans gravité puisqu’elle n’a que des conséquences dermatologiques, sans complications, la contagiosité faible même dans une collectivité d’enfants et le traitement est quant à lui assez simple. C’est d’ailleurs la PMI qui a fourni les produits nécessaires au traitement de l’enfant malade. La Mairie demande aux familles, aux professeurs des écoles et aux médecins scolaires de faire preuve de vigilance pour éviter qu’un cas de gale se transforme en plusieurs dans une école. Mais Bertho Audifax tient à souligner que pour le moment, la situation n’a rien d’alarmant dans la commune. D’après lui, certains jouent à se faire peur : « Je ne comprends pas, dit-il, pourquoi cette année, la gale est devenue d’actualité, pourquoi on passe son temps à faire peur. On a le sentiment que l’on découvre une maladie alors que ce n’est pas nouveau. J’ai l’impression que dans cette île on a besoin de se trouver une raison de se faire peur, un besoin d’indignation collective qui n’aide pas au civisme ».
La gale, une maladie infectieuse et parasitaire
L’arrêté du 3 mai 1989, classe la gale au même niveau que la dysenterie amibienne ou bacillaire, le syndrome grippal épidémique, l’hépatite A, l’impétigo et la varicelle. L’enfant est retiré de l’école jusqu’à sa guérison, mais les autres personnes qui ont été au contact de l’enfant malade ne sont pas mises à l’écart. La gale est une maladie parasitaire, provoquée par un acarien qui pénètre sous la peau. Des lésions dermatologiques apparaissent, et la contamination peut se faire par contact direct ou indirect (linge, literie). La gale se caractérise par des démangeaisons, (surtout le soir), par des petites plaies dues au grattage au niveau des mains, mais aussi du visage et de la nuque, et des papules (surélévations rouges de la peau). Chez l’enfant, les lésions peuvent s’infecter rapidement et donner des plaies, des croûtes.
Edith Poulbassia
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