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Destination santé
28 mars 2008

La dernière Conférence Internationale sur les Rétrovirus, qui s’est tenue à Boston, a confirmé l’intérêt d’un nouveau traitement contre l’infection par le VIH-SIDA : le raltégravir. Son efficacité et sa tolérance ont été évaluées dans deux larges essais (BENCHMRK-1 et 2) qui ont inclus près de 700 patients d’Amérique du Nord, du Sud, d’Asie ou d’Europe (dont la France).
Fait marquant, il valide l’efficacité à 48 semaines de ce médicament, qui inaugure une nouvelle classe d’anti-rétroviraux contre le VIH. Ce médicament vient renforcer l’arsenal thérapeutique actuel et offre de nouvelles possibilités pour choisir les combinaisons efficaces contre le VIH. Le raltégravir permet d’intervenir sur une étape jusqu’ici non ciblée dans le processus de multiplication virale. Sa mise sur le marché a été autorisée en décembre 2007, avec un recul de traitement limité à 24 semaines. Les nouvelles données présentées à Boston constituent donc un enrichissement et la confirmation des très bons résultats obtenus avec cette molécule sur une plus longue période.
Les patients inclus dans ces essais étaient en échec de traitement et infectés par un VIH résistant à un ou plusieurs traitements anti-rétroviraux. L’objectif était de comparer les résultats obtenus par un traitement comportant du raltégravir associé à un traitement optimisé à ceux d’un traitement optimisé associé à un placebo.
Après 48 semaines de traitement, 65% des malades du groupe traité par une combinaison d’anti-rétroviraux comportant le raltégravir avaient une charge virale inférieure à 50 copies/ml (considérée donc comme inférieure à la limite de détectabilité), par rapport à 31% dans le groupe placebo. Grâce au raltégravir, en association à un traitement optimisé, près de deux fois plus de patients ont atteint l’objectif d’indétectabilité. Rappelons que la charge virale est un indice majeur. Elle reflète en effet le nombre total de copies du virus dans le sang. Plus ce nombre est bas, plus les chances des patients de ne pas progresser vers la maladie SIDA sont importantes.
L’efficacité des traitements anti-VIH s’évalue également en fonction du gain de lymphocytes T CD4. Ces dernières sont essentielles au bon fonctionnement du système immunitaire. Leur nombre est considéré comme une mesure importante du pronostic vital. A 48 semaines, les taux de CD4 - des globules blancs qui organisent la réponse du système immunitaire - ont augmenté de 98 cellules/mm3 dans le premier groupe, contre 40 pour ceux du groupe placebo.
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