Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
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Destination santé
11 septembre 2008

Sur 780.000 enfants qui naissent chaque année en France, 800 présentent une surdité sévère ou profonde. Il convient naturellement d’y ajouter ceux qui, secondairement à la naissance, acquièrent une surdité totale ou partielle. Dans 70% des cas d’ailleurs, ces surdités sont diagnostiquées suite aux observations de la famille. Encore faut-il connaître les signes qui peuvent évoquer une surdité. Car le rôle des parents, c’est une évidence, est primordial dans le suivi du développement de l’enfant. D’une manière générale, le petit malentendant est plutôt tendu, nerveux et surtout, très fatigable. Parce qu’il est en permanence à la recherche de l’information à laquelle sa surdité l’empêche d’avoir accès.
Ainsi, les deux premières semaines de classe sont-elles parfois porteuses d’informations essentielles. Ses instituteurs vous ont signalé que votre enfant a du mal à s’exprimer en public ? Qu’il comprend “tout de travers” ? Amenez-le sans attendre à son médecin. Il fera sans doute vérifier son audition par un ORL.
C’est extrêmement important. Car plus la surdité est diagnostiquée tard, plus le développement de l’enfant risque d’en être affecté. Si un appareillage est proposé, « il est indispensable d’associer les parents à toutes les étapes du processus », souligne François Dejean, audioprothésiste du groupe Amplifon à Montpellier. C’est une démarche qui nécessite en effet une prise en compte approfondie. Heureusement, lorsque le patient est un enfant, la question financière passe au second plan. « Pour un appareillage bilatéral qui revient à 4.000 euros, l’Assurance-maladie rembourse 2.800 euros. Quant à la différence, elle est généralement prise en charge par les mutuelles et assurances complémentaires ». Si, malgré tout, vous éprouvez des difficultés, renseignez-vous auprès d’organismes comme les Maisons départementales des personnes handicapées.
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