Droits humains

10 décembre : Journée des droits de l’homme

« Construire un avenir fondé sur nos valeurs communes d’égalité et de dignité humaine »

Témoignages.re / 10 décembre 2016

L’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 10 décembre Journée des droits de l’homme en 1950 afin de promouvoir auprès de tous les peuples la Déclaration universelle des droits de l’homme, idéal commun à atteindre par tous et par toutes les nations.

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Réfugiés à Calais. L’ONU a lancé récemment la campagne « Ensemble ». Elle vise notamment à lutter contre la xénophobie subie par les réfugiés.

Les deux traités fondamentaux des droits de l’homme adoptés par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1966 sont aussi importants et pertinents aujourd’hui qu’ils ne l’étaient il y a un demi-siècle et devraient être ratifiés par tous les Etats, a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, dans un message à l’occasion de la Journée des droits de l’homme.

L’appel de Zeid Ra’ad Al Hussein intervient à la veille du 50ème anniversaire du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC).

« Les deux pactes constituent le fondement de ce que nous reconnaissons aujourd’hui comme étant le droit international des droits de l’homme », a déclaré le Haut-Commissaire. « A ce jour, ils ont été ratifiés, respectivement, par 168 et 164 Etats, mais 27 pays n’ont ratifié ni l’un ni l’autre et huit Etats n’ont ratifié que l’un des deux. Au cours des cinq dernières années, le nombre de ratifications a diminué à, en moyenne, une ratification par an », a-t-il observé.

Des problèmes nouveaux

« Nous sommes aujourd’hui confrontés à des problèmes nouveaux, alarmants et en constante évolution, tels que le changement climatique, le terrorisme, l’essor des discours de haine contre les minorités religieuses and raciales, les restrictions aux libertés d’expression, d’association et aux droits des travailleurs, ainsi que les menaces sur la vie privée dans un monde de plus en plus numérique », a déclaré Zeid Ra’ad Al Hussein.

« Les défis de notre temps nous mettent devant des choix difficiles dans un contexte d’intolérance et d’inhumanité croissantes. Les pactes, ainsi que le cadre légal et la jurisprudence des comités d’experts qui supervisent leur mise en œuvre, peuvent nous aider à relever ces défis », a déclaré le Haut-Commissaire.

« Les pactes précisent les libertés fondamentales – liberté de vivre à l’abri de la peur et du besoin, liberté d’expression et de religion. Ils détaillent également les droits qui touchent bien des facettes de la vie humaine : le droit à la liberté, à la sécurité, à l’éducation, à la santé, à l’égalité entre hommes et femmes et à l’élimination de toutes les formes de discrimination », a-t-il ajouté.

Lutter contre l’extrémisme

Pour sa part, Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, a indiqué qu’« à l’heure de la multiplication des conflits, de l’augmentation des besoins humanitaires et de la montée des discours haineux, la Déclaration universelle des droits de l’homme nous rappelle que « la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde ». Pas à pas, nous pouvons construire un avenir fondé sur nos valeurs communes d’égalité et de dignité humaine.

Tel est l’esprit qui anime notre campagne « Ensemble », lancée récemment, pour lutter contre la xénophobie dont sont victimes tant de réfugiés et de migrants. Tel est aussi l’esprit qui devra nous animer à l’heure de lutter contre l’extrémisme, d’endiguer l’érosion du respect du droit international humanitaire et de défendre les groupes de la société civile qui subissent des mesures de plus en plus dures visant à les déposséder de leur rôle essentiel ».