Droits humains

8 mars : journée de solidarité avec les femmes en lutte

Célébration à La Réunion de la Journée internationale des droits des femmes

Manuel Marchal / 8 mars 2018

À l’appel des Femmes communistes de La Réunion, un rassemblement de solidarité avec Ahed Tamimi et les femmes en lutte dans le monde se tiendra à 16h30 à Champ-Fleuri, Saint-Denis. Grâce à cette initiative, la célébration à La Réunion de la Journée internationale des droits des femmes renoue avec sa dimension originale de journée de luttes et de solidarités.

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Ce 8 mars est la Journée internationale des droits des femmes. La décision d’une telle journée remonte à une conférence de la Seconde internationale en 1910, sous l’impulsion de femmes qui seront plus tard à la direction de différents Partis communistes. Elle sera pour la première fois célébrée en 1911 avec comme mots d’ordre le droit de vote pour tous, le droit au travail et la fin des discriminations. La Première guerre mondiale vit les femmes prendre une place plus importante dans la production industrielle, notamment dans les usines d’armement. En Russie, elles seront les fers de lance du changement qui allait avoir lieu en 1917.

8 mars : 1er jour de la Révolution

La date fondatrice du début de la Révolution de 1917 est en effet le jour d’une manifestation de femmes dans les rues de l’ancienne capitale Petrograd, devenue par la suite Leningrad. C’est selon le calendrier alors en vigueur en Russie le 23 février, qui correspondait au 8 mars selon le calendrier grégorien qui est aujourd’hui le calendrier de référence international. 1917 allait marquer la première arrivée au pouvoir d’un Parti communiste. La Russie est alors passée au calendrier grégorien. En 1920, il a alors été décidé de célébrer le premier jour de la Révolution de 1917 en tant que Journée internationale des droits des femmes. Le 8 mars devint alors une date célébrée par les communistes dans le monde.

En 1977, l’ONU fait sienne l’initiative communiste et décrète que le 8 mars sera la Journée internationale des droits des femmes. Ce rappel historique situe donc bien la responsabilité des communistes dans l’existence de cette célébration.

À La Réunion, les femmes étaient à l’avant-garde de la lutte. Organisées dans la section réunionnaise de l’Union des femmes de France, elles étaient de tous les combats pour remettre en cause le système colonial qui perdurait malgré son abolition officielle le 19 mars 1946. La création de l’UFR en 1958 relevait de cette même logique : la lutte contre la pauvreté. Parmi elles se trouvaient de nombreuses communistes. Et en tant que communistes, elles avaient également comme mot d’ordre la solidarité avec les peuples en lutte. Cela explique pourquoi chaque 8 mars était porteur de revendications sociales, mais aussi de solidarité internationale. C’est ce que rappelle la participation à la mobilisation qui aboutit à faire tomber le régime d’apartheid en Afrique du Sud.

8 mars : journée de solidarité

Ce soir à 16h30 à Champ-Fleuri, les Femmes communistes de La Réunion feront partie d’un rassemblement dont le thème sera la solidarité avec les femmes en lutte dans le monde. L’exemple d’Ahed Tamimi sera mis en avant. Cette jeune Palestinienne de 16 ans risque en effet 10 ans de prison pour un simple gifle donnée à un soldat de l’armée d’occupation. C’était la réaction d’Ahed Tamimi à l’annonce de la blessure à la tête de son cousin de 14 ans, touché par une balle en caoutchouc israélienne.

Ce 8 mars marquera donc une date dans l’histoire de la solidarité avec les Palestiniens, il sera placé sous le signe de la lutte et renouera donc avec sa dynamique de changement.

M.M.



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  • JE FAIS MIENNE LA ECLARATION DU PRESIDENT AFRICAIN
    BALLY BAGAYOK

    Honneur à Ahed TAMIMI et solidarité totale afin qu’elle retrouve sa liberté, odieusement, privée par les autorités Israéliennes, depuis la nuit du 18 décembre 2017. Symbole de la lutte pour les droits humains, cette jeune fille de 16 ans, dotée d’une sensibilité particulière devant l’injustice n’a eu de cesse que d’agir pour l’avènement de l’égalité et du droit du peuple palestinien et de sa jeunesse à vivre en liberté.

    Animée d’un courage, que même certain adulte ne rivalise pas, elle est le marqueur de cette jeunesse Palestinienne consciente du monde qui l’entoure et symbolise la résistance constante et passive d’une nouvelle génération de militants des droits humains, qui ne renoncera devant rien. Force et honneur à elle. Force et unanimité, demandons massivement sa libération et celle de tous les enfants arbitrairement maintenus dans les prisons de l’autorité Israélienne, dans des conditions indignes.

    Cette nouvelle condamnation d’une enfant de 16 à deux ans de privation de ses droits élémentaires, est un nouvel aveu d’échec de la politique de colonisation de l’État Israélien. Une privation de plus qui vient réaffirmer le message de la maman de Ahed qui disait avec tristesse que : « La Palestine occupée est un lieu d’enfances massacrées ».

    Honteux restera le silence complice des autorités internationales et des pays occidentaux devant les actes contraires aux résolutions de l’ONU, que le chef du gouvernement sioniste Netanyahou, bafoue sans cesse avec la complicité assumée des États Unis. Ahed TAMIMI est finalement la synthèse de ce qui caractérise le peuple palestinien : la modestie, la détermination, la jeunesse, la résistance, la combativité.. Elle et beaucoup d’autres militants-es de la paix et du droit portent avec fierté et sans complaisance.

    Des valeurs au service de la liberté, de l’égalité du peuple Palestinien au regard des autres peuples.. Chaque larme qui coule des yeux d’un enfant, sera éternellement une offense aux valeurs humanistes et universelle, que nous ne pouvons supporter. Aussi je soutiens sans réserve toutes les mobilisations, actions, pétitions, visant à réclamer sans délai sa libération, celle des autres enfants prisonniers.

    Bally Bagayoko

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