Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Lutte pour l’égalité
21 mars

À la 70e Commission de la condition de la femme à l’ONU, Sima Bahous a salué l’adoption de conclusions historiques plaçant l’accès des femmes et des filles à la justice au cœur de l’agenda mondial. Malgré des vents contraires, la détermination collective à faire progresser l’égalité reste plus forte.
Au terme de la 70e session de la Commission de la condition de la femme (CSW70), au siège des Nations Unies à New York, Sima Bahous, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies et Directrice exécutive d’UN Women, a livré un message de détermination et d’espoir : face aux vents contraires qui freinent l’égalité des sexes, la volonté collective d’avancer demeure plus puissante.
Durant deux semaines d’intenses discussions, les délégations des États membres et la société civile ont réaffirmé un principe fondamental : les lois et pratiques discriminatoires n’ont pas leur place dans les systèmes juridiques, les politiques publiques ou les institutions. Le droit des femmes et des filles à la justice est non négociable.
L’égalité des sexes et les droits des femmes ne sont pas des objectifs périphériques. Ils constituent le socle de la paix, de la sécurité, de la prospérité économique et du développement durable. Sans participation pleine et effective des femmes — dans les gouvernements, le secteur privé, les négociations de paix — aucun progrès durable n’est possible.
Dès l’ouverture de la session, les États membres ont adopté, à la majorité, des conclusions concertées qualifiées d’historiques. Celles-ci placent l’accès des femmes et des filles à la justice au centre de l’agenda mondial pour l’égalité.
Les gouvernements sont appelés à :
Réviser les lois discriminatoires, notamment en matière de mariage d’enfants, de droits familiaux et de propriété ;
Renforcer les mesures de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, en ligne comme hors ligne ;
Garantir la reddition de comptes des auteurs de violences et un accès rapide, sensible aux traumatismes, à la justice et aux services de soutien pour les survivantes ;
Assurer un financement adéquat et un accès universel à l’aide juridictionnelle.
Pour la première fois, les travailleurs communautaires de la justice et les parajuristes sont explicitement reconnus comme des acteurs clés pour élargir l’accès à la justice. Les femmes détenues sont également mentionnées, avec une reconnaissance des parcours genrés qui mènent à l’incarcération.
Les conclusions soutiennent aussi des mécanismes de justice transitionnelle et internationale sensibles au genre, ainsi que des réparations administratives pour les survivantes de conflits et de crises.
La CSW70 a rassemblé 190 États membres, dont plusieurs chefs d’État et de gouvernement, ainsi que plus de 4 600 représentantes et représentants d’organisations non gouvernementales. Au total, 255 événements parallèles ont été organisés par les États, la société civile et les entités onusiennes.
Dans tous les espaces de dialogue, les militantes féministes, jeunes et aînées, ont porté des recommandations ambitieuses pour rapprocher la justice de la vie quotidienne des femmes et des filles.
L’attention collective doit rester tournée vers les femmes et les filles touchées par les conflits et les crises — en Afghanistan, à Gaza, en République démocratique du Congo, en Haïti, au Myanmar, en Ukraine, au Soudan du Sud, au Soudan, en Somalie et dans d’autres régions du Moyen-Orient. Elles paient le prix le plus élevé des violences, de l’effondrement de l’État de droit et des violations de la Charte des Nations Unies.
Cette session était la première depuis l’adoption par l’ECOSOC d’une résolution visant à revitaliser la Commission. Le texte des conclusions a été resserré à dix pages pour plus d’efficacité, et de nouveaux formats — audition multipartite, réunion ministérielle sur les violences, table ronde dédiée aux femmes âgées — ont enrichi les débats.
La soixante et onzième session (CSW71) examinera l’état d’avancement de l’égalité des sexes dans l’ensemble des Objectifs de développement durable à l’horizon 2030. À ce jour, aucun indicateur de l’Objectif 5 n’a été pleinement atteint, ce qui souligne l’urgence d’accélérer l’action et de renforcer la mise en œuvre de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing.
En conclusion, UN Women réaffirme son engagement indéfectible en faveur de l’égalité des sexes et de l’autonomisation de toutes les femmes et filles, dans toute leur diversité.
« Les vents contraires sont forts », a souligné Sima Bahous, « mais notre détermination commune à faire progresser les droits des femmes l’est encore davantage. »
À l’heure où le monde observe et où les femmes et les filles comptent sur la communauté internationale, le message est sans équivoque : ensemble, il faut — et il est possible — d’agir et de tenir les promesses.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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