Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Après une semaine de garde à vue, elle a été placée en détention provisoire aux Comores
1er août 2024, par

Fatima Mzé Saïd a été interpellée, puis a passé une semaine en garde à vue avant d’être placée en détention provisoire par la justice des Comores. A La Réunion, Fatima Mazé Saïd est travailleuse sociale. Elle préside une ONG humanitaire et a un rôle important pour soutenir les patients des pays de notre région qui sont soignés dans un hôpital réunionnais. Un collectif réunionnais demande sa libération et son retour au plus vite à La Réunion.
Fatima Mzé Saïd vit à La Réunion depuis de nombreuses années. Elle a la double-nationalité franco-comorienne. Elle a été arrêtée aux Comores lors d’un séjour dans son pays natal. Après une semaine de garde à vue, elle a été placée en détention provisoire.
Hier à Saint-Denis, un comité de soutien pour sa libération a tenu une conférence de presse.
Guillaume Arribaud fait le point sur la situation. Une dépêche publiée le matin même a permis d’avoir les premières nouvelles depuis l’arrestation. La justice comorienne lui reproche plusieurs faits. Le collectif ne souhaite pas prendre position sur la procédure en cours, ni faire de commentaire sur les charges qui pèsent sur Fatima Mzé Saïd. Il se concentre uniquement sur la demande de libération et le retour à La Réunion de Fatima Mzé Saïd.
Guillaume Arribaud a précisé que la prévenue a maintenant un avocat à Moroni, en lien avec une équipe d’avocats à La Réunion. Comme la prisonnière est de nationalité française, l’Ambassade de France aux Comores est au courant de la situation et lui accorde la protection consulaire. Dans ce cadre elle reçoit des visites de la représentation diplomatique française qui s’informe également des conditions de détention.
Julie Pontalba, présidente du Mouvement réunionnais pour la paix, a dressé un portrait de Fatima Mzé Saïd. Mère de quatre enfants, Fatima Mzé Saïd vit dans notre île depuis longtemps et elle est pleinement intégrée à notre société.
Elle travaille en tant que famille d’accueil pour le Département de La Réunion, ajouta Julie Pontalba, précisant que Fatima Mzé Saïd accueille notamment des enfants porteurs de handicap.
« Nous avons besoin d’elle en tant que mère, en tant que travailleur social », poursuivit la présidente du Mouvement réunionnais pour la Paix.
Fatima Mzé Saïd est présidente de l’association Échanges Comores océan Indien. Son objectif est de venir en aide aux personnes de notre région qui viennent à La Réunion dans le cadre d’une évacuation sanitaire. Cela concerne des patients venants des îles du Sud Ouest de l’océan Indien, ainsi que le Zimbabwe par exemple.
Son rôle est de faire le lien entre le patient, sa famille au pays, les médecins et les assistantes sociales pour que le séjour pour raisons médicales se passe le mieux possible.
Fatima Mzé Saïd s’implique également régulièrement dans les activités du Mouvement réunionnais pour la Paix.
« C’est une personne engagée, travailleuse sociale et amie », ajouta Julie Pontalba, « elle devait rentrer ce samedi, la rentrée est dans deux semaines, que feront ses enfants ? Nous demandons le soutien des Réunionnais pour sa libération », conclut-elle.
Siti, membre de l’association Échanges Comores océan Indien, abonda dans le même sens. Elle expliqua que l’absence contrainte de Fatima Mzé Saïd a un impact négatif sur les évacuations sanitaires. Elle ajouta également que la présidente de son association soutient les plus démunis qui vivent près du Petit-Marché à Saint-Denis. « Elle ouvre son frigo pour nourrir des personnes qui n’ont pas mangé depuis deux jours. Depuis cette absence, ces personnes n’ont plus à manger ».
Avec beaucoup d’émotion, Siti déclara : « Au nom de tous les malades, des plus démunis du bas de la rue Maréchal Leclerc, je demande la libération de notre présidente. Sa place n’est pas en prison ».
Ambassade de France, amis de Fatima Mzé Saïd, et maintenant un collectif qui s’organise : « chacun fait de son mieux », conclut Julie Pontalba.
M.M.
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Mézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
Plusieurs millions de personnes supplémentaires en insécurité alimentaire
Vote unanime d’une loi à l’Assemblée nationale à Paris
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient » Économie réunionnaise : le calme avant la tempête Kansa (…)
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture