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27 août, parRendez-vous samedi 5 septembre à 9 heures, au Parc Boisé, du Port
Les coupes budgétaires dans l’aide humanitaire entraînent le démantèlement d’organisations de femmes intervenant dans les crises humanitaires
13 juillet, par

Les coupes sans précédent dans l’aide humanitaire fragilisent les organisations de femmes intervenant dans les zones de crise. Selon un nouveau rapport d’ONU Femmes, au moins un million de femmes et de filles sont déjà privées d’un soutien essentiel, tandis que les besoins continuent de croître.
Les organisations de femmes, en première ligne des crises humanitaires, sont confrontées à une pénurie de financements qui menace leur survie. C’est le constat alarmant dressé par ONU Femmes dans son rapport Beyond the Breaking Point, fondé sur les réponses de 855 organisations issues de 52 pays touchés par des conflits ou des catastrophes.
Depuis janvier 2025, au moins un million de femmes et de jeunes filles ont perdu l’accès à des services essentiels. En cause, la plus forte baisse jamais enregistrée de l’aide publique au développement. Alors que 120 millions de femmes et de filles ont aujourd’hui besoin d’une assistance humanitaire, 84 % des organisations interrogées signalent une hausse de la demande. Pourtant, près de neuf sur dix affirment ne plus pouvoir répondre aux besoins.
Les conséquences sont déjà visibles. Une organisation sur deux a instauré des listes d’attente ou refuse désormais de nouvelles bénéficiaires. Plus de 90 % constatent une aggravation de la pauvreté parmi les femmes accompagnées, tandis que 82 % observent une hausse du nombre de filles déscolarisées. Les violences basées sur le genre progressent également, selon 86 % des structures interrogées, alors que les dispositifs de protection se réduisent.
Faute de moyens, 65 % des personnels travaillent bénévolement pour maintenir leurs activités et deux organisations sur cinq redoutent une fermeture, temporaire ou définitive, d’ici un an. Pour ONU Femmes, soutenir durablement ces organisations est indispensable afin de préserver l’accès des femmes et des filles aux services essentiels, mais aussi de défendre leurs droits et leur participation aux processus de paix et de reconstruction.
M.M.
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