Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Des difficultés économiques, sociales et une santé fragile pour les bénéficiaires de colis alimentaires
16 mars 2023

Nombreux sont les Réunionnais qui ont recours aux colis alimentaires. Selon la Banque alimentaire des Mascareignes, leur budget pour se nourrir est en moyenne de 3,70 euros par jour et par personne. Cette pauvreté a des conséquences sur la santé en raison de la consommation élevée d’huile et de riz et d’une sous-consommation de fruits et légumes.
Une étude réalisée par la Banque Alimentaire en décembre 2022 montre que les personnes bénéficiaires à La Réunion disposent en moyenne d’un budget alimentaire de 3,70 euros par personne et par jour. Pour ces bénéficiaires, les produits distribués constituent en moyenne une économie de 92 euros par mois. Malgré la diversification de la composition des colis avec une augmentation des produits carnés et de fruits et légumes, les mauvais réflexes culinaires sont bien ancrés dans les habitudes alimentaires.
Selon l’Insee, les ménages réunionnais les plus précaires ont une consommation caractérisée par une consommation élevée d’huile et de riz et une sous-consommation de fruits et légumes : les Réunionnais achètent 31 % plus de matières grasses qu’en France. Les enfants, ont une consommation élevée de produits et boissons sucrés qui contribuent au développement du surpoids et de l’obésité.
Le public en situation de précarité doit affronter de multiples difficultés : difficultés économiques, sociales, exposition à des problèmes de santé. Quatre Réunionnais sur dix sont en surcharge pondérale et plus d’un sur dix est obèse. La Réunion est la région de France où la prévalence du diabète traité est la plus élevée.
« Lorsque nous avons procédé à la diversification des colis alimentaires avec des fruits et des légumes, nous avons eu des retours surprenants, nous faisant prendre conscience qu’il fallait aussi travailler sur les aliments eux-mêmes, et mettre en place un outil pédagogique afin de faciliter la consommation de certains produits. De plus, nous sommes conscients que malheureusement, une mauvaise nutrition est souvent concomitante avec des problèmes de santé. Il est devenu impératif pour nous d’agir », confie Bruno Prochasson, Président de la Banque Alimentaire des Mascareignes.
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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