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Aux origines des inégalités dans le monde
24 juillet 2015, par

Dans son discours, dans le cadre d’un débat sur la colonisation, Shashi Tharoor, professeur à Oxford et actuellement député indien du Parti du Congrès, a fait valoir que la prospérité de la Grande-Bretagne dans le 18e et 19e siècle a été construite sur les ressources tirées par la colonisation de l’Inde. Le parlementaire a résumé les dégâts de la colonisation britannique en Inde et demande au Royaume-Uni des réparations.
Sous l’Empire britannique, « la part de l’Inde dans l’économie mondiale a chuté de 23 % à moins de 4 %, car le pays n’a plus été gouverné que pour le bénéfice de la Grande-Bretagne », a souligné le professeur Shashi Tharoor. Avant la fin du XIXe siècle, l’Inde est devenue la principale vache à lait du Royaume-Uni, le premier acheteur de biens britanniques et une source de paiement pour des fonctionnaires grassement rémunérés », a-t-il indiqué.
« Les guerres mondiales ont été des gouffres financiers, via le paiement d’impôts et la livraison d’armements, sans compter les pertes des soldats indiens tués au front. Les routes et les lignes ferroviaires ont été construites pour servir les Britanniques et non les Indiens », a poursuivi le député, estimant aussi que « la réalité de l’expérience coloniale était faite de violence et de racisme ». « Des problèmes qui persistent en Inde aujourd’hui, comme les tensions ethniques et religieuses, sont également le produit de la colonisation », a pointé Shashi Tharoor.
Il a cité l’exemple de la Grande Famine du Bengale au cours de la Seconde Guerre mondiale où quatre millions de personnes sont mortes note le quotidien indien Times of India.
Shashi Tharoor a conclu son intervention en demandant au Royaume-Uni de réparer sa dette, même de façon symbolique : « on ne peut certes pas évaluer le montant des horreurs dont l’Inde a souffert, mais ce qui compte, c’est que le Royaume-Uni reconnaisse le mal qui été commis ». « Ils ont une dette morale à payer », note Times of India.
Rappelons en effet qu’à la désindustrialisation des pays colonisés, s’est ajoutée la traite en Afrique où des dizaines de millions d’hommes et de femmes sont emportées afin de travailler dans des plantations pour fournir des matières premières aux industries européennes. L’esclavage atteint des sommets avec les grandes découvertes. Un commerce inhumain s’instaure, qui consiste à extraire de leur pays des millions d’Africains pour leur faire produire coton, café, sucre ou épices. Quatre à cinq millions vers les Caraïbes, autant vers le Brésil, un demi-million vers l’Amérique du Nord…
Jamais un continent n’avait été saigné à ce point. Notre île n’a pas échappé à la colonisation, l’esclavagisme et l’engagisme. Le mot “esclave” apparaît pour la première fois à Bourbon en 1685. Le colonialisme, l’esclavagisme, l’engagisme sont en partie responsables des problèmes actuels des sociétés des pays colonisés.
2016-2026 : 10e anniversaire de la disparition de Paul Vergès, témoignage de Houssen Amode
Mézami mi sipoz zot konm mwin ni apréssyé bien in group rényoné i apèl Ziskakan é pou bann zansien rantre nou i suiv group-la dopi in karantènn (…)
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