Droits humains

Coronavirus : les réfugiés particulièrement vulnérables

Journée mondiale des réfugiés sur fond de pandémie de COVID-19

Témoignages.re / 20 juin 2020

Les réfugiés sont particulièrement exposés à la contamination par le coronavirus en raison des conditions de vie difficiles qui leur sont imposées. Cela se traduit en particulier par des emplois précaires. Les réfugiés sont donc les premières victimes du ralentissement mondial de l’économie à cause de l’épidémie de COVID-19.

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Image Réunion Première

Alors que le monde célèbre le 20 juin la Journée mondiale des réfugiés, l’OMS rappelle que ces derniers sont particulièrement vulnérables aux risques de contracter le coronavirus.
« Les réfugiés sont particulièrement exposés à la Covid-19 car ils ont souvent un accès limité à des abris adéquats, à l’eau, à la nutrition, à l’assainissement et aux services de santé », a rappelé hier en conférence de presse le Dr. Tedros, directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Plus de 80% des réfugiés dans le monde et presque toutes les personnes déplacées dans le monde sont hébergées dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. L’OMS est profondément préoccupée par le danger très réel et actuel d’une transmission généralisée du coronavirus dans les camps de réfugiés.

70% des réfugiés au chômage en Turquie

Au-delà de la menace pour la santé posée par le virus, la Covid-19 expose également de nombreux réfugiés à des difficultés encore plus graves. Un rapport publié vendredi par le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge montre qu’environ 70% des réfugiés interrogés en Turquie ont déclaré avoir perdu leur emploi depuis le début de la pandémie.
« Nous avons le devoir commun de faire tout notre possible pour prévenir, détecter et réagir à la transmission de la Covid-19 parmi les populations de réfugiés », a dit le Dr. Tedros.
L’OMS souligne que les mesures de santé publique qui réduisent la transmission de la Covid-19 doivent faire l’objet d’une mise en œuvre stricte et soutenue. « Ceci est difficile à réaliser dans les camps de réfugiés, où la situation de santé publique est faible », a reconnu le Dr. Tedros.