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Fin de la grève de la faim d’une aide puéricultrice
9 juin 2004

Depuis le mois d’Avril, Daisy G., auxiliaire puéricultrice au CHD de Bellepierre, ne touche plus que 127 euros, correspondant à ses droits aux allocations familiales. Auparavant, la mère de famille de 3 enfants, divorcée, percevait 2.200 euros mensuels nets. On sentait, hier, le poids de sa détresse devant les bureaux de la Direction régionale des affaires sanitaires et sociales (DRASS) à Sainte-Clotilde, le Moufia. 127 euros. Pas même la possibilité d’assurer le minimum vital pour ses enfants. Et c’est là tout le problème. Selon la CGTR Santé, il n’y a là aucune reconnaissance de ses droits les plus fondamentaux. L’avis donné par la commission de réforme de la DRASS sur son cas semble écarter le fait que Daisy G. ait été victime de deux accidents de travail en 1997 et en 1999. Depuis ce dernier accident du travail, elle avait été arrêtée, tout en touchant l’intégralité de son salaire. Une expertise la reconnaissait invalide à 25%, en 2002.
Après avoir bénéficié 4 ans de ce régime, elle a du reconstituer son dossier, pour continuer à bénéficier de la gratuité de ses médicaments. La commission de réforme de la DRASS considère alors que la prolongation de son arrêt en 2002 en tant qu’accident de travail a été une erreur. Elle serait purement et simplement en congé maladie “ordinaire”, ce qui signifie qu’elle n’aurait dû percevoir que 50% de son salaire, au lieu de la totalité. La direction du CHD a vite exigé le remboursement des sommes indûment perçues. Ainsi, depuis le mois d’avril 2004, elle ne dispose plus d’aucunes ressources “dignes”.
Lors d’une rencontre avec le directeur du CHD de Bellepierre, Emmanuel Bouvier Muller, une promesse d’étalement du remboursement avait été faite à Daisy G. Elle devra rembourser, selon la proposition du directeur du CHD, “sur 3 ou 4 ans”, si un recours est intenté auprès de la même commission de réforme de la DRASS. Pour Daisy G., c’est honteux de la part d’une institution, comme le CHD. "Je veux mon argent immédiatement. Je ne suis pas en longue maladie comme on veut le faire croire, je souffre des séquelles d’un accident de travail", déclarait-t-elle à un journaliste, et elle maintient ses déclarations après 5 jours de grève de la faim.
Marlène Jeanne rappelle que "si le directeur avait instauré un dialogue social, il n’y aurait pas de grève de la faim". Un courrier a été adressé au préfet, au ministère de la Santé, à l’inspection du Travail, au Conseil général, au CHSCT, à la DRASS, à la médecine du travail du CHD, ainsi qu’au directeur du CHD. Pour l’heure, seul le Département a répondu.
L’auxiliaire puéricultrice et Marlène Jeanne seront accueillies par la directrice adjointe de la DRASS, Mme Corré, qui avouera ne pas comprendre les erreurs administratives qui assaillent Daisy G. Responsable de la DRASS a par ailleurs assuré prendre toutes les mesures adéquates pour résoudre le problème qui afflige cette mère de famille.
Reçues plus tard par la directrice de cabinet du préfet, elles en ressortent satisfaites, au point même que Daisy G. a décidé de mettre un terme à sa grève de la faim, confiante d’avoir été entendue. D’ailleurs, les services préfectoraux vont entreprendre les démarches nécessaires pour qu’une aide soit pourvue par le Conseil général.
Le directeur de l’ARH, qui lui ne comprend pas la suppression du salaire d’un agent du Centre hospitalier départemental, a promis de veiller à ce que ce problème soit résolu dans les plus brefs délais, bien que cela ne soit pas de son ressort direct.
Pour l’heure, c’est le rétablissement du dialogue social qui nécessite la primeur, au sein du CHD de Bellepierre. Son directeur, Emmanuel Bouvier Muller, était malheureusement absent. Un rendez-vous a été prévu pour demain.
Bbj
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Messages
12 février 2007, 14:55, par mme Daisy G.
Bonjour,
je n’ai pas ete entendue par l administration car a ce jour je suis toujours en arret de travail suite aux sequelles de mes accidents de travail, et en proces !
Depuis ma grève, je n’ai pas repris mon travail.
J’ai ete placee en CLM d’office par le medecin du travail et a ce jour, je suis en attente de la decision du conseil superieur !!
Les litiges ne sont toujours pas résolus !! croyez moi une longue bataille commence afin d’obtenir gain de cause
Je viens cette semaine prendre connaissance de mon dossier administratif et je m’apercois que les droits du fonctionnaire sont bafoués !
Dans l’attente de vous lire !
Merci de vos temoignages