Droits humains

« Délit de solidarité » : une membre d’Amnesty International France et de l’Anafé injustement poursuivie

Migrants

Témoignages.re / 5 janvier 2018

Face à la répression organisée contre les personnes solidaires des réfugiés qui cherchent à échapper à la crise en cherchant à vivre en France, des associations mobilisent. C’est ce que souligne ce communiqué de l’Anafé.

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Réfugiés sur l’île grecque de Lesbos. (photo Louisa Gouliamaki/IRIN)

Lundi 8 janvier, Martine Landry, militante d’Amnesty International France (AIF) et de l’Anafé (Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers), sera jugée à Nice. Il lui est reproché d’avoir « facilité l’entrée de deux mineurs étrangers en situation irrégulière ». Elle risque jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.

AIF et l’Anafé dénoncent, de nouveau, la poursuite de personnes dont la seule motivation est de porter assistance aux migrants et réfugiés, sans autre contrepartie que de voir leurs droits respectés.

Ni trafiquantes, ni délinquantes, ces personnes, inquiétées, intimidées, poursuivies, défendent avant tout les droits humains. Elles agissent pour protéger les droits des personnes migrantes et réfugiées auxquels portent atteinte les autorités françaises.

Il est urgent et indispensable que la politique du gouvernement français soit réorientée de façon à répondre à l’impératif respect des droits des personnes migrantes et réfugiées qui franchissent la frontière franco-italienne et à la nécessaire protection de celles et ceux qui leur apportent leur aide.

Amnesty International France et l’Anafé assurent Martine Landry de leur soutien et seront présentes lors du procès.