Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Numéro spécial Solidarité Palestine
3 juillet 2020

Depuis la pandémie Covid-19, l’embargo contre Cuba est encore plus cruel. C’est un crime contre l’humanité.
Les USA n’ont jamais digéré qu’un peuple, si proche de chez eux, puisse résister à leur influence et choisir la voie du communisme.
En 1960, Lester D. Mallory, sous-secrétaire d’État adjoint aux affaires interaméricaines reconnaissait que « la majorité des Cubains soutenait Castro » ; aussi, convenait-il de provoquer « le désenchantement et le découragement [par] l’insatisfaction et les difficultés économiques, la faim, [pour obtenir] le renversement du gouvernement ».
Ainsi débutaient les sanctions économiques, qui vont s’amplifier jusqu’à devenir l’embargo que l’on connait aujourd’hui.
Un an après, 1 500 mercenaires financés par la CIA débarquent à la Baie des Cochons. L’invasion est repoussée en moins de 72h et la tentative de coup d’état échoue lamentablement, signant un échec parmi les plus humiliants de l’histoire des USA.
Au grand damne US, le régime et le peuple cubains ont également trouvé les ressources économiques pour résister au blocus. Notamment grâce au soutien financier de l’Union Soviétique.
Avec la chute du mur de Berlin et la disparition de l’URSS, les USA pensent pouvoir porter l’estocade. George Bush ordonne l’extraterrito-rialité des sanctions accompagnant l’embargo contre Cuba : les navires qui livrent Cuba sont dès lors interdits d’entrée aux USA (même si la compagnie n’est ni américaine, ni cubaine). C’est totalement interdit par le droit international (mais ils l’ont fait souvent depuis, contre l’Iran, par exemple). Conséquence : les rares importations qui n’étaient pas soumises à embargo deviennent beaucoup plus chères car Cuba doit se faire livrer par bateau spécial. Dans les faits, il s’agit d’une extension de l’embargo.
Mais rien n’y fait, les Cubains sont coriaces et ne flanchent pas. Bill Clinton fait alors voter la fumiste loi Helms-Burton qui menace les « partenaires américains » du feu états-unien s’ils entreprennent la moindre activité commerciale ou financière à Cuba.
Après le bâton, les USA agitent la carotte. En 1998, Bill Clinton déclare que « Cuba n’est plus une menace pour les États-Unis ». Entre renforcements de sanctions et ouvertures humanitaires, la politique états-unienne souffle le chaud et le froid. Obama lance à Castro « todos somos americanos ». Mais, personne n’est dupe. Finalement, après un pas en avant, il fait deux pas en arrière lorsque les Cubains refusent les conditions impérialistes de sortie de l’embargo.
Durant cette période, Cuba s’est développé. La culture et la fierté populaire viennent à bout des privations par la créativité et l’innovation insulaire. Par exemple, la canne à sucre sert à produire des tuyaux “PVC”. Sur le plan social, l’illettrisme a disparu et tous les jeunes sortent de l’école diplômés. Le système de santé est un des plus performant au monde. La pharmacopée cubaine est venue à bout du diabète !
Et l’embargo n’a pas entravé la solidarité internationaliste cubaine. L’histoire retiendra que c’est grâce au soutien décisif Cuba que l’ANC pourra résister en Afrique du Sud. C’est aussi Cuba qui apportera le plus grand contingent de médecins pour endiguer Ebola en pleine crise en Afrique. Cuba a apporté son expertise de gestion de crise sanitaire à plusieurs pays, y compris occidentaux, depuis le début de la pandémie du Covid-19.
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