Droits humains

Depuis hier, les femmes travaillent « gratuitement »

Une autre manière de voir les inégalités salariales

Témoignages.re / 4 novembre 2017

Depuis 11h44 jusqu’au 31 décembre, les femmes travaillent « gratuitement. » Les inégalités salariales créent un manque à gagner de 39,7 jours de travail ouvrés pour les femmes, selon le calcul des Glorieuses. La perte pour l’économie française est estimée à 62 milliards d’euros par an selon une étude de la fondation Concorde.

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Ce vendredi 3 novembre à 11 heures 44 et 9 secondes les femmes travaillent pour du beurre. La campagne choc des Glorieuses illustre des inégalités salariales entre les femmes et les hommes. La newsletter féministe en est arrivée à ce constat en rapportant les chiffres des inégalités salariales d’Eurostat au nombre de jours ouvrés en 2017. Selon une étude de la fondation Concorde, ces inégalités coûteraient 62 milliards d’euros par an à l’économie française.

En France, l’écart salarial entre les sexes atteint 15,8 %. Selon une étude réalisée par la Fondation Concorde, cette inégalité coûterait 62 milliards d’euros par an à l’économie française (lire notre article). Ils estiment que l’absence d’inégalité salariale créerait une hausse de la consommation de 22 milliards d’euros et d’une hausse de 26 000 du nombre de créations d’emplois annuelles. 

L’année dernière, les Glorieuse estimaient que le moment où les femmes commençaient à travailler « gratuitement » était le 7 novembre à 16h34. Selon elles, les femmes ont donc perdu l’équivalent de 4 jours de travail non ouvrés en un an. Logique puisque l’écart salarial s’est creusé de 0,7 % entre 2016 et 2017. Le visuel qui illustre notre article - propulsé par les Glorieuses et réalisé par l’agence Mad&Woman - a largement été diffusé sur les réseaux sociaux avec le hashtag #3novembre11h44. La chanteuse Helena Noguerra et l’humoriste et chroniqueuse radio Sony Chan ont prêté leur image à cette campagne.

Source : Public Sénat