Devant l’impasse des PEC, réunir la Conférence Territoriale de l’Action Publique
23 juillet, parBaisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
10 novembre 2006

Deux enfants enlevés hier sans ménagement à leur mère réunionnaise et mis dans un avion pour l’île Maurice, où vit leur père : c’est l’épilogue provisoire et brutal d’une affaire de divorce pour violences conjugales.
Les deux enfants de Pascale Mamode (ex-Séry) ont été enlevés à leur mère hier à 6h du matin par les agents de la force publique, en exécution d’un jugement de la Cour d’appel de Saint-Denis cassant le jugement du tribunal de Saint-Pierre qui avait accordé la garde des enfants à la jeune femme réunionnaise.
Cette dernière avait exposé son cas à l’UFR (l’Union des Femmes Réunionnaises), en décembre de l’année dernière, après avoir résolu de quitter son mari mauricien, pour cause de mauvais traitements (Témoignages du 6 décembre 2005). Après les décisions contradictoires des juges, la jeune femme - qui avait recouvré dans son île des conditions décentes lui permettant d’élever ses enfants - déplorait la décision de la Cour d’appel, après une requête du père soutenue par les autorités mauriciennes. « A tout moment, le père peut reprendre les enfants », disait-elle à l’UFR l’année dernière.
C’est ce qui s’est produit jeudi à 6 heures du matin. Les forces de polices ont mis la mère en garde à vue parce qu’elle s’opposait à l’exécution d’un jugement, plaçant ensuite les deux enfants dans le premier avion en partance pour l’île Maurice depuis l’aéroport de Pierrefonds. A sa sortie de la garde à vue, la mère s’est elle aussi rendue à Maurice, accompagnée de son avocat, Me Saïd Larifou.
La présidente de l’UFR, Huguette Bello, a dénoncé hier « un cas de violation de la Convention internationale des droits de l’enfant » préparée par l’UNICEF en 1989 et ratifiée par 192 pays (au 30 juin 2005) - dont l’île Maurice. L’exécution du jugement n’a pas tenu compte, en effet, du droit de la fille aînée, âgée de 13 ans, à choisir son lieu de vie, car elle l’a bien signifié : je veux rester avec ma mère. Respecter le droit des enfants devrait être la loi.
P. David
Baisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
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