Devant l’impasse des PEC, réunir la Conférence Territoriale de l’Action Publique
23 juillet, parBaisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
Réflexions de Marie-Pierre Hoarau
28 novembre 2006

Ce samedi a eu lieu dans l’hémicycle du Conseil régional le Congrès national de l’autisme de l’association “Léa pour Samy”. Je ne me suis pas expliquée l’absence du Département alors que la Maison de la Personne handicapée se met laborieusement en place. Ce n’était qu’une parenthèse.
Lors de la préparation de ce congrès, les organisateurs ont craint un moment que ces rencontres soient boudées en plein week-end. Le public venu nombreux a montré que ces craintes n’étaient pas fondées et a surtout démontré que l’autisme est une cause importante pour laquelle une forte mobilisation s’impose. Il y a quelques années, grâce à l’association “Autisme Réunion”, l’autisme est sorti des ténèbres et je salue ici, les membres de cette association pour ce qu’ils ont fait, souvent seuls et démunis. À La Réunion, on estime que 2.000 personnes sont atteintes de ce handicap et leurs prises en charge ne sont pas jugées satisfaisantes.
Nous ne pouvons donc que nous féliciter de la tenue de ces rencontres entre professionnels, parents, éducateurs, décideurs afin de faire progresser la connaissance sur un sujet encore assez méconnu, finalement. En effet, le diagnostic est encore à ce jour, difficile à poser et des familles sont souvent en plein désarroi dans des annonces de syndromes les plus divers. J’ai noté, une fois de plus, quand on parle de handicap, que la première réaction est d’opposer les professionnels et les familles, tant la souffrance est grande.
Souffrance des familles et de leur enfant bien sûr, mais aussi des professionnels qui manquent souvent de moyens, de connaissances, d’avancées sur le handicap et se trouvent en échec. Le discours pendant cette journée a été donc de mobiliser tout le monde autour de cette cause et de se rassembler dans le même camp, celui de l’enfant différent qui chaque jour, nous enrichit. Exigeons d’avoir pour ces enfants et leurs familles de vrais professionnels, seule condition pour les faire progresser car la bonne volonté et la conscience professionnelle ne suffisent pas.
On le sait l’autisme est un handicap lourd et pour lequel il faut une réponse pluridisciplinaire : éducative, pédagogique, médicale, psychologique... appropriée. Et si ces enfants, avec leurs différences, étaient comme toute nature humaine, inscrits eux aussi dans une stratégie de réussite ? Alors, à nous de trouver leurs terrains de réussite et de valorisation. Ils en sont pourvus, j’en suis persuadée !
Marie-Pierre Hoarau,
Professeur spécialisé
Baisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
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