Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Journée internationale des droits des femmes
7 mars 2018

« Le mouvement qui a suivi la révélation des violences sexuelles subies par des actrices dans le cadre de leur travail a permis de rendre visible l’ampleur des violences sexistes. Face à cela, le Président de la République se contente d’annoncer à peu de frais que l’égalité femmes/hommes sera labellisée « grande cause nationale ». Pour la FSU, ce n’est pas à la hauteur des enjeux qui méritent pourtant une politique ambitieuse, avec des moyens financiers et humains et des dispositifs contraignants pour espérer en finir avec les abus et les inégalités persistantes.
La Secrétaire d’État à l’égalité femmes/hommes est malheureusement plus connue pour ses déclarations fracassantes que pour son action. Elle reste en outre étonnamment discrète sur l’indigence budgétaire de son ministère, l’apparente augmentation n’étant en réalité qu’un rattrapage après une baisse drastique l’an dernier.
Le doute est donc de rigueur quant à la volonté réelle du gouvernement de s’attaquer à ce fléau social.
Les femmes représentent 62 % des agent-es.ont de la Fonction publique. La FSU dénonce notamment le gel des salaires, le décalage du calendrier PPCR, la précarisation toujours plus grande des emplois qui, au-delà de l’injustice qu’ils représentent pour l’ensemble des personnels, sont particulièrement préjudiciables aux femmes.
La FSU demande que tous les ministères et toutes les collectivités locales fassent preuve d’une politique volontariste et s’emparent réellement du protocole « égalité professionnelle » dans la Fonction publique du 8 mars 2013 pour remédier aux situations d’inégalité qui persistent.
Les violences sexistes et sexuelles au travail sont inacceptables et ont des impacts conséquents sur la santé physique et mentale des victimes et sur leur carrière professionnelle. Les dernières études révèlent que la Fonction publique n’est pas épargnée. La FSU exige un plan d’ampleur et des moyens humains et financiers fléchés pour lutter contre toutes les formes de violence.
Il est aussi urgent de mettre en place des dispositifs de prévention. La lutte contre les stéréotypes de genre toujours persistants dans les médias, à l’école, dans la vie publique et privée doit être un objectif prioritaire. Des modules de formations initiale et continue doivent être initiés pour l’ensemble des personnels.
Pour la FSU, la garantie de services publics pour toutes et tous sur l’ensemble des territoires, de la petite enfance à la perte d’autonomie est aussi un moyen pour accéder à l’émancipation des femmes et à l’égalité. »
FSU Réunion
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