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Meurtre d’Ingrid Torpos
16 octobre 2004

Le procureur de la République estime que ’la justice a bien fait son travail’ dans l’affaire d’Ingrid Torpos, tuée par son ex-compagnon.
Le justice ne veut pas être jugée coupable du meurtre. Pierre Gauvin, le meurtrier présumé d’Ingrid Torpos, sera déféré aujourd’hui au parquet de Saint-Denis. Une information judiciaire pour assassinat devrait être ouverte. Dans une conférence de presse qu’il a tenue hier, François Muguet, procureur de la république, affirme que "dans cette affaire, la justice a fait son travail".
Il explique que "quelques éléments du dossier donnent à penser qu’il y a eu préméditation". Il précise toutefois : "il faut du temps pour que la justice arrive à rétablir la vérité". Ingrid Torpos, étudiante de 20 ans, a été tuée jeudi 14 octobre par son ex-compagnon, Pierre Gauvin, à la sortie du centre de formation de la Chambre de commerce, dans la zone industrielle du Chaudron. Touchée par balle dans le dos, la jeune fille est morte sous les yeux de son père et de ses camarades de classe. Pierre Gauvin s’est constitué prisonnier dans la soirée. Il a reconnu l’avoir tuée.
La victime avait déjà signalé à plusieurs reprises aux forces de police et aux cadres de son établissement que son ancien compagnon ne s’était pas remis de leur rupture et l’avait menacée de mort. Une première plainte avait été déposée le 11 septembre dernier.
Pierre Gauvin a déclaré à sa victime : "que ce soit toi ou tes parents, je vous couperai". Quelques jours plus tard, il s’est introduit chez les parents d’Ingrid pour cambrioler la maison et il avait lacéré à coups de couteau les pneus d’une voiture appartenant à la famille de la victime.
Dans sa conférence de presse, le procureur a souligné que suite aux plaintes déposées par la victime, une perquisition avait été effectuée au domicile de Pierre Gauvin et qu’un couteau de cuisine avait été saisi.
Il a ajouté : "l’auteur présumé des faits avait subi un examen médical et sur le plan psychologique, rien ne laissait présager son geste. Nous n’avions pas affaire à un récidiviste". Pierre Gauvin a donc simplement été convoqué à une médiation pénale début octobre. Il ne s’y présentera jamais.
Pour François Muguet, la justice a mené à bien son travail suite aux plaintes déposées par la victime. Il précise que cette même justice "ne peut être rapide et expéditive". Et dans ce cas précis, "rien ne poussait à avoir recours à une comparution immédiate", ajoute-t-il.
Le procureur note que chaque année, 2.500 procédures de justice concernent des faits de violence et de menaces, dont 800 pour coups et blessures et 350 intéressant les époux et les concubins. De ce fait, il est selon lui, "difficile de prévoir le pire pour chaque cas".
Aucune protection n’est offerte à celles qui portent plainte. Le drame est que parmi toutes ces menaces de mort, certaines sont mises à exécution.
Le 24 avril 2003, Sophie Baillet, 40 ans, esthéticienne à Saint-Gilles-les-Bains, avait été tuée par balle par son ancien compagnon qui avait ensuite retourné l’arme contre lui.
Au Tampon, le 9 août dernier, Georges-Marie Epiphana a poignardé son ex-concubine Florence Rigaud. Le 4 septembre dernier, Marie-Danièle Patchiapin a été battue à mort par son concubin. Et il ne s’agit là que des derniers drames en date...
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Messages
2 octobre 2010, 20:33, par rousseau vinciane
j’aimerai avoir des nouvelles de Morgan, le fils de Sophie Baillet. Je pense très souvent à lui et je me demande ce qu’il deviens
d’avance merci
vinciane
18 avril 2012, 20:46
Morgan et son frere Anthony travaillent dans un hopital à Bordeaux ,Morgan dans la logistique il est cariste et Anthony travaille au restaurant de l hopital aprés voir travaillé dans un centre de cure dans le sud ouest et à la Réunion dans la restauration .
Morgan vit en concubinage depuis quelques années
Anthony a passé son permis de conduire et il est Fan des girondains
Deja 9 ans que ce drame est arrivé , et encore le même drame s’est passé hier encore .