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L’épidémie de COVID-19 a accentué les inégalités
20 juillet 2020

« Pour un nouveau contrat social », tel était le titre d’une brochure publiée en 2007 par le Parti communiste réunionnais. Elle présentait les propositions du PCR contre les inégalités à La Réunion. Ces inégalités sont mondiales, et face à leur accentuation par la crise du coronavirus, le secrétaire général de l’ONU a appelé à un « nouveau contrat social » pour mettre fin aux injustices qui minent le monde, à l’occasion de la Journée Mandela, rendant hommage au premier président élu démocratiquement en Afrique du Sud.
Bien que le changement climatique soit un problème mondial, les effets sont ressentis plus fortement par les pays les moins à blâmer. Le problème risque de s’aggraver au cours des prochaines années et des millions de personnes risquent d’être confrontées à la malnutrition, au paludisme et à d’autres maladies ; aux migrations forcées et à des événements météorologiques extrêmes.
La seule voie vers un avenir juste et durable pour tous, a suggéré Antonio Gutteres, secrétaire général de l’ONU, passe par ce qu’il a appelé un « nouveau contrat social », pour que les jeunes vivent dans la dignité ; pour que les femmes aient les mêmes perspectives et les mêmes chances que les hommes ; et pour que les personnes vulnérables soient protégées. Il a appelé aussi à une « nouvelle donne mondiale », qui garantit que le pouvoir, la richesse et les opportunités sont partagés plus largement et plus équitablement au niveau international.
Dans le cadre de ce nouveau contrat social, les politiques du marché du travail seraient fondées sur un dialogue constructif entre employeurs et travailleurs et garantiraient les droits de l’homme et les libertés fondamentales.
Le Secrétaire général a appelé à de nouveaux filets de sécurité sociale, y compris la couverture sanitaire universelle, un renforcement de l’investissement dans les services publics et, pour inverser les inégalités de longue date, des programmes d’action positive et d’autres politiques pour lutter contre les inégalités de genre, de race ou d’origine ethnique.
Le chef de l’ONU a expliqué qu’une éducation de qualité pour tous et l’utilisation efficace de la technologie numérique seront cruciales pour atteindre ces objectifs.
Cela signifierait doubler les dépenses d’éducation dans les pays à revenu faible et intermédiaire d’ici 2030 pout atteindre 3.000 milliards de dollars par an. En l’espace d’une génération, tous les enfants des pays à revenu faible ou intermédiaire pourraient avoir accès à une éducation de qualité à tous les niveaux.
Les gouvernements doivent également transformer la façon dont on enseigne aux enfants, a déclaré M. Guterres, et investir dans l’apprentissage et les infrastructures numériques, et les aider à se préparer à un lieu de travail en évolution rapide qui est bouleversé par la technologie.
Le Secrétaire général a décrit certaines des façons dont l’ONU soutient ces efforts, notamment le Plan d’action de coopération numérique, lancé aux Nations Unies en juin, qui promeut les moyens de connecter quatre milliards de personnes à Internet d’ici 2030, et « Giga » , un projet ambitieux pour mettre en ligne toutes les écoles du monde.
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