Droits humains

Julie Pontalba et les réfugiés sri-lankais : « accueillir ces personnes humainement »

Attentats et migrants du Sri-Lanka à La Réunion

Manuel Marchal / 24 avril 2019

Julie Pontalba était hier invitée de la Matinale. Il a notamment été question des attentats au Sri Lanka et de l’arrivée à La Réunion de réfugiés venus de ce pays.

JPEG - 66.4 ko
Plus de 120 personnes étaient sur ce bateau récemment arrivé à La Réunion (image Réunion Première)

Julie Pontalba a tout d’abord réagi aux attentats au Sri Lanka. En tant que présidente du Mouvement pour la Paix a tout d’abord rappelé que ce pays a été ravagé par la guerre civile pendant 25 ans qui ont précédé 10 ans de trèves. « Mais aujourd’hui cela repart, avec un gouvernement démuni ». Elle a souhaité que ce peuple se relève, « ce sera une manière de montrer aux terroristes qu’ils n’ont pas gagné ».
Ceci touche bien plus La Réunion depuis que des migrants sont arrivés dans notre île. Cette situation suscite des sentiments mitigés dans la population, mais pour Julie Pontalba, on ne peut qu’être aux côtés de ce peuple. Elle a rappelé que ce type d’attentat peut toucher n’importe qui, n’importe où et n’importe quand. Cela jette la peur sur le reste du monde, et notamment les croyants.

Au sujet des certaines réactions négatives au sujet de l’arrivée de réfugiés sri-lankais, Julie Pontalba a rappelé le contexte social de La Réunion : 180.000 demandeurs d’emploi, le mal-logement, près de la moitié de la population sous le seuil de pauvreté. Ceci fait qu’il est difficile de se dire que l’on peut encore accepter des flux migratoires, alors que ces problèmes sont loin d’être réglés, a-t-elle dit en substance.

Interrogée sur ses propositions sur ce sujet aux Européennes, elle rappelle tout d’abord l’idée de répartir l’accueil des migrants sur le territoire de l’Union européenne. Mais ce n’est pas possible à La Réunion. Julie Pontalba salue le travail des militants qui sont sur le terrain pour aider ces migrants. Elle note la nécessité d’accueillir ces personnes humainement. Elle demande que les Etats sri-lankais et français se mettent d’accord pour régler ce problème. Il s’agit tout d’abord de démanteler le trafic d’êtres humains qui est le support de cette migration.
Elle plaide aussi pour qu’au niveau international, des décisions soient prises pour que chacun puisse mieux vivre dans son pays, et ne plus être tenté d’émigrer. Ceci souligne que cela ne peut pas être La Réunion qui va régler les problèmes au Sri-Lanka.

M.M.