Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
80 ans après la défaite du nazisme et de l’impérialisme japonais face aux communistes
8 décembre 2025, par

La montée mondiale de l’extrême droite ravive, 80 ans après la défaite du fascisme, une xénophobie devenue outil de pouvoir. Des États-Unis à l’Europe, de la Libye à l’Afrique du Sud, les réfugiés servent de boucs émissaires. Face à ce glissement raciste, l’héritage des luttes antifascistes rappelle l’urgence d’un front unitaire pour défendre dignité et égalité.
80 ans après la défaite historique des régimes fascistes, vaincus grâce à la résistance populaire et au rôle décisif des communistes engagées contre le nazisme en Europe dont les précurseurs du RN alors au pouvoir en France et contre le militarisme japonais en Asie, le monde voit ressurgir une idéologie que l’on croyait condamnée par l’Histoire. La xénophobie, ferment classique de l’extrême droite, redevient un mode de gouvernement global. De Washington à Copenhague, de Londres à Pretoria, elle sert d’arme politique facile : un peuple en difficulté, un bouc émissaire tout désigné, et les droits humains sacrifiés sur l’autel du pouvoir.
Aux États-Unis, Donald Trump attise à nouveau la haine contre les Somaliens de Minnesota, réduits à des caricatures indignes. Ses attaques personnelles, comme celles visant Ilhan Omar, participent de cette stratégie de déshumanisation qui s’étend aujourd’hui au cœur des institutions. Le discours n’est plus marginal : il structure un projet politique.
En Europe, le vernis « progressiste » se fissure. Le Danemark, longtemps présenté comme un modèle, durcit sa politique migratoire jusqu’à exporter son régime d’asile. Le Labour britannique suit, sous la pression d’une droite radicalisée, au point d’envoyer ses ministres étudier les méthodes danoises. La xénophobie s’installe comme langage officiel des gouvernants qui prétendent protéger en excluant.
Dans le Sud global aussi, le phénomène prospère. En Libye, les migrants subissent détentions arbitraires, tortures et violences, dans un système soutenu par des pays européens obsédés par la fermeture des frontières. En Tunisie, les propos du président Saied ont légitimé des agressions racistes contre les Africains noirs. En Afrique du Sud, les violences ciblant les travailleurs étrangers rythment les crises sociales depuis la fin de l’apartheid.
Partout, le même mécanisme : détourner la colère des peuples vers ceux qui n’ont aucun pouvoir. L’extrême droite recycle ses recettes anciennes, mais ses méthodes se voient désormais dans des gouvernements qui se disent centristes ou progressistes. Ce glissement est le véritable danger.
Face à cette offensive mondiale, la mémoire de la lutte antifasciste rappelle une vérité essentielle : l’extrême droite ne tombe jamais seule. Elle recule lorsque les sociétés s’unissent pour défendre la dignité humaine, la solidarité et l’égalité. L’urgence aujourd’hui est de reconstruire ce front, avant que la xénophobie ne devienne le ciment d’un ordre autoritaire planétaire.
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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