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12 octobre 2022

Equality Now rappelle que le droit à l’égalité et à la non-discrimination dans la loi fait l’objet de violations – par exemple avec le mariage forcé, où une épouse ne donne pas son libre et plein consentement à se marier. Il est parfois sanctionné par des lois qui permettent aux responsables légaux (souvent de sexe masculin) de « consentir » pour le compte d’une femme ou d’une fille. Un adulte ou un juge ne devrait jamais pouvoir « consentir » au mariage pour le compte d’une fille ou d’une femme adulte.
La polygamie constitue également une violation qui est encore autorisée dans divers pays, notamment l’Algérie, l’Indonésie, le Kenya, la Malaisie, le Mali et la Tanzanie. Quand un mari a plusieurs épouses, celles-ci font face à de graves difficultés telles que la réduction de leurs droits en matière d’héritage et leur exposition accrue à des conditions de santé potentiellement mortelles, dont le VIH/sida du fait que leur époux a plusieurs partenaires sexuels.
En Zambie, la Loi sur le mariage exonère tous les mariages prononcés en vertu du droit coutumier africain du respect de l’exigence d’âge minimum du mariage, qui est normalement de 21 ans. Toutefois, aucun âge minimum n’est exigé pour le consentement au mariage en vertu du droit coutumier, qui inclut une pratique coutumière par laquelle toute fille ayant atteint sa puberté peut se marier.
De l’autre côté de la frontière, en Tanzanie, la Loi sur le mariage autorise le mariage des filles dès leur 15 ans, mais l’âge minimum pour les garçons est fixé à 18 ans. En 2019, la Cour d’appel de la Tanzanie a maintenu une décision historique rendue par la Cour suprême en 2016, selon laquelle les mariages où l’un ou l’autre des époux a moins de 18 ans sont illégaux. Le gouvernement tanzanien a été invité à augmenter dans un délai d’un an l’âge minimum du mariage à 18 ans, tant pour les garçons que pour les filles, mais ce changement n’a pas été appliqué.
Fait encore plus inquiétant, certains États stipulent dans la loi que les femmes et les filles doivent « obéir » à leurs maris et/ou tuteurs masculins. Par exemple, le Mali et le Soudan exigent « l’obéissance de l’épouse », et le Burundi et la République démocratique du Congo prévoient qu’un mari est le chef du ménage. En Afghanistan, la supervision du ménage relève du droit exclusif du mari et le droit d’une épouse de sortir de chez elle est limité.
Ces lois discriminatoires sur le statut matrimonial exposent les femmes et les filles à des violences sexuelles et fondées sur le genre et entravent leur capacité à prendre des décisions sur leur santé procréative. Elles les empêchent également de pouvoir choisir leur lieu de travail ou de vie et de quitter leur foyer sans consentement, et relèguent les femmes et les filles à un statut moins égal au sein de la famille et de la société.
Préparer le 10e anniversaire de la disparition de Paul Vergès
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