La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Mardi soir à Saint-Pierre, conférence du professeur Oraison
23 août 2012

Le Comité solidarité Chagos La Réunion annonce la tenue la semaine prochaine d’une conférence du Professeur André Oraison ayant pour thème les Chagos.
La prochaine conférence que donnera le professeur des Universités André Oraison traitera d’un sujet qui touche directement à la question chagossienne et au drame vécu depuis 40 ans par les Chagossiens.
Elle a pour titre : « La base militaire de Diego Garcia : un pistolet américain braqué sur l’Iran ».
Cette conférence se tiendra au Centre culturel Lucet Langenier de Saint-Pierre (15, rue de la République) le mardi 28 août 2012 à 18 heures 15 précises.
Elle est organisée dans le cadre des "Amis de l’Université", en partenariat avec le Comité Solidarité Chagos La Réunion. Voici son résumé :
« À la suite de tractations secrètes anglo-américaines intervenues dès 1961, le Gouvernement de Londres a institué le British Indian Ocean Territory (BIOT) par un décret-loi du 8 novembre 1965. La nouvelle colonie de la Couronne comprenait l’archipel mauricien des Chagos — dont l’atoll de Diego Garcia — et trois îlots seychellois : Aldabra, Desroches et Farquhar. Pour faire face à la menace soviétique croissante dans l’océan Indien à l’époque du conflit idéologique et politique Est-Ouest, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont, par la suite, signé à Londres le 30 décembre 1966 un premier Traité portant cession à bail stratégique de tous les territoires inclus dans le BIOT pour une période initiale de 50 ans, éventuellement renouvelable à compter du 30 décembre 2016. C’est dans ces circonstances que l’atoll de Diego Garcia est devenu une importante base militaire en vertu d’un nouveau Traité anglo-américain, également signé à Londres le 25 février 1976.
"Nouvelle Okinawa", "Œil du Pentagone", "Base ricochet anglo-saxonne", "Malte de l’océan Indien" : dès le début de la décennie "80", ces formules sont employées dans les états-majors des Puissances maritimes et nucléaires et dans la presse spécialisée pour qualifier la base de Diego Garcia, sans cesse agrandie et modernisée au fil des ans. Ces slogans sont toujours avérés en dépit de la dissolution de l’Union soviétique le 31 décembre 1991 et de la fin de la rivalité Est-Ouest. Diego Garcia abrite en 2012 la plus grande base militaire américaine à l’extérieur du territoire national des États-Unis et — en raison des incertitudes qui prévalent au Moyen-Orient et dans l’Asie du Sud — il en sera encore vraisemblablement ainsi au-delà de la date du 30 décembre 2016. Dans ce contexte, la lutte des Chagossiens pour le droit au retour sur leurs terres natales doit faire l’objet de tout notre soutien ».
| Succès du Bal maloya Le Bal maloya qui s’est tenu le 19 mai dernier au Théâtre sous les Arbres du Port et qui était placé sous le signe de la solidarité avec les Chagossiens a permis de recueillir à l’entrée une somme de 1.194 euros. Deux versements ont été effectués en 2012, tous deux de 2.000 euros, l’un en mars, l’autre en juin. |
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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