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4 juin, parNos peines
Des « nouvelles du front » transmises par le Comité Solidarité Chagos
13 mai 2015

Le Comité Solidarité Chagos vient de recevoir des « nouvelles du front » des luttes des Chagossiens, au travers de contacts avec Olivier Bancoult. En voici un résumé :
Rappelons qu’au mois de mars dernier un jugement du tribunal arbitral des Nations Unies sous la Convention du Droit de la mer a prononcé l’illégalité du parc Marin créé par la Grande-Bretagne en 2010. Suite à cette grande victoire (voir notre message du 21 mars 2015), l’attitude du gouvernement mauricien était venue refroidir la satisfaction d’Olivier Bancoult, puisque le Premier Ministre Anerood Jugnauth a “oublié” les Chagossiens dans le Comité créé pour étudier les implications du jugement. Le Groupe Réfugiés Chagos a aussitôt réagi : « Le gouvernement a le devoir de consulter la communauté chagossienne pour toute décision concernant leur île natale ».
Depuis, les choses ont un peu évolué. Une rencontre entre Olivier Bancoult et le Premier Ministre a eu lieu le 14 avril dernier. Si la demande chagossienne a été « prise en considération », une réponse positive formelle est toujours attendue, d’autant plus que le gouvernement mauricien entend réclamer sa souveraineté sur l’archipel avec une vigueur renouvelée, après la ré-élection de David Cameron.
2a. La première concerne l’action en dernier recours sur le Parc Marin.
On rappellera que contrairement au Tribunal des Nations Unies, la justice britannique a donné raison au gouvernement de Londres. Et cela par deux fois. Une première fois en juin 2013 en déclarant la création du Parc Marin « compatible avec les lois européennes ». Une deuxième fois en appel en rejetant toute intention britannique et américaine d’empêcher ainsi le retour des Chagossiens dans leurs îles. Une décision qui fait fi des révélations de Wikileaks démontrant au contraire que le Parc Marin a été créé dans ce but. Le 22 juin donc, ce sera la dernière chance de faire reconnaître ce « coup de force juridique ». Les Chagossiens, renforcés depuis mars par la décision du Tribunal du Droit de la Mer, seront présents à cette séance de la Cour Suprême.
2b. La seconde concerne le recours des Chagossiens contre le fameux jugement de la Chambre des Lords en 2008.
On sait que ce jugement avait mis fin à tout espoir de retour des Chagossiens dans leurs îles natales. Il avait été le dernier acte, tragique, de toute une série de jugements tout au long des années 2000, les uns favorables au retour des Chagossiens, les autres venant les annuler. Le jugement de la Chambre des Lords avait été prononcé par 5 juges, avec une faible majorité de trois juges contre deux. Ce jugement, basé sur une étude de faisabilité du retour totalement manipulée, a toujours fait l’objet d’une grande suspicion d’un vote imposé par le pouvoir britannique.
Or depuis 2010 la Chambre des Lords n’est plus la plus haute instance de l’appareil judiciaire britannique (voir notre message du 20 mai 2014). Une Cour Suprême a été créée. Et il est arrivé depuis sa création qu’elle ait été amenée à casser des jugements de la Chambre des Lords. Olivier Bancoult et ses conseillers juridiques ont donc saisi cette opportunité et réussi à faire admettre, sans préjuger de l’issue de l’affaire, le bien-fondé de leur démarche pour un réexamen du dossier. L’enjeu est évidemment crucial dans la lutte des Chagossiens pour arracher leur droit au retour aux Chagos. Ils feront entendre lors de cette séance leurs droits imprescriptibles à vivre dans leur pays.
Il était invité par les étudiants de l’université Washington College of Law. Cette visite a été très positive, nous dit Olivier. Il a pu participer à un forum international des peuples indigènes, donner une conférence de presse à l’association des correspondants des Nations Unies, rencontrer des membres du Congrès et du Sénat. Il a eu également des contacts avec des O.N.G. soutenant les droits humains. Toutes ces actions visent à élargir sans cesse les cercles de l’opinion internationale sensibilisés au drame chagossien.
Georges Gauvin, président
Alain Dreneau, secrétaire
PS. Tout chèque de soutien aux actions du Groupe Réfugiés Chagos est à libeller à l’ordre de : C.S.C.R. et à adresser à : C.S.C.R. c/o Alain Dreneau 6 place la Folette 97420 Le Port. Merci de votre solidarité.
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