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Mobilisation pour la protection des enfants et contre les violences intrafamiliales
14 avril 2019, par

Ce 13 avril avait lieu à la Rivière des Galets une marche blanche afin de rendre hommage aux trois enfants assasinés par leur père le 24 mars dernier dans ce quartier du Port. Plusieurs centaines de participants vêtus de blanc avaient répondu à l’appel. Présente dans le défilé, Julie Pontalba a tenu à apporter son soutien « à la famille et à la cause de l’enfance en danger ».
Le triple assassinat du 24 mars dernier à la Rivière des Galets a profondément ému les Réunionnais. Ce jour-là, un père de famille a tué trois de ses enfants. Ce 13 avril, une initiative de l’association EPA, soutenue par d’autres organisations dont le CEVIF et l’UFR, a rendu hommage aux victimes de ce drame, et a demandé des mesures pour éviter que pareille tragédie se reproduise. Les Femmes communistes et des militants du PCR ont également apporté leur soutien à cette mobilisation. L’hommage a pris la forme d’une marche blanche.
Rendez-vous était donné à 10 heures au stade Nelson Mandela de la Rivière des Galets. Plusieurs centaines de personnes vêtues de blanc s’y sont rassemblé. Elles ont ensuite marché dans les rues de ce quartier du Port. Le cortège s’est arrêté trois fois pour observer à chaque fois une minute de silence devant des lieux symboliques : le domicile de la grand-mère des victimes, ainsi que deux écoles.
Julie Pontalba, candidate PCR sur la liste PCF aux Européennes, a participé à cette mobilisation. « Je tiens à apporter mon soutien à la famille et à soutenir la cause des enfants », a-t-elle dit. « Si des structures existent pour venir en aide aux femmes victimes de violence, c’est bien plus difficile d’avoir une assistance pour un enfant ». Elle souligne que le seul numéro d’urgence qui existe, « Enfance en danger », renvoie vers un interlocuteur en France, et il est difficile d’obtenir une personne à l’autre bout du fil.
« A La Réunion, rien n’est clair pour aider les enfants en situation de danger, qui appeler ? », poursuit-elle. Et cela d’autant plus que « les enfants n’ont pas de pouvoir de décision, ils ne savent pas où aller en cas de danger ». « Cette marche participe à l’éveil des consciences, joue sur les mentalités. Cela montre que des personnes se rassemblent pour cette cause », conclut-elle.
Le rassemblement s’est ensuite dirigé vers le terrain de sable, une esplanade surplombant la rivière des Galets, sur lequel un podium a été dressé. Un membre de la famille a d’abord pris la parole pour remercier tous les participants, et demander trois minutes de silence. Puis Thérèse Baillif a donné lecture d’une motion commune UFR-CEVIF, demandant notamment des mesures pour protéger les enfants et la mère en cas de séparation. D’autres associations se sont ensuite exprimées, dont EPA.
M.M.
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