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Lutte contre la pauvreté
2 juillet 2014

Le Cap-Vert travaillera avec la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) à la création, l’an prochain, d’une loi sur le droit humain à l’alimentation.
Intervenant à l’agence de presse capverdienne (Inforpess), le Secrétaire national à la Sécurité alimentaire et nutritionnelle du Cap-Vert, Osvaldo Chantre a expliqué que l’idée de cette loi a surgi après l’approbation par les Etats membres de la CPLP, en 2011, de la Stratégie de sécurité alimentaire et nutritionnelle (ESAN-CPLP).
M. Osvaldo Chantre considère que ce document a ouvert de nouvelles opportunités et défis en vue de promouvoir la sécurité alimentaire et nutritionnelle au sein de la Communauté, précisant que pour 2015, une étude a été programmée afin de créer cette loi consacrée au droit humain à l’alimentation.
Concernant le cas du Cap-Vert, il a rappelé que l’archipel a déjà actualisé sa stratégie de sécurité alimentaire à l’horizon 2020 et “en se focalisant sur le droit humain à l’alimentation".
Selon M. Osvaldo Chantre, le droit humain à l’alimentation ne signifie pas “donner de la nourriture aux personnes”, mais créer des conditions pour qu’elles puissent toutes en avoir accès.
Il a déclaré que tous les pays de la CPLP doivent, dans ce sens, créer des conditions pour, dans les prochaines années, ériger cette loi, surtout que des huit pays membres, seul le Brésil reconnaît, dans sa Constitution, ce droit.
Le Secrétaire national à la Sécurité alimentaire et nutritionnelle a indiqué que le gouvernement au Cap-Vert travaille, depuis un certain temps, à la mobilisation de l’eau pour augmenter la production agricole.
Le Cap-Vert a rejoint, le 27 juin, la campagne “Ensemble contrer la faim !” au sein de la CPLP qui se poursuivra jusqu’en décembre prochain en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
La campagne envisage de mobiliser des fonds pour aider les victimes de la faim dans les pays membres de la CPLP, où l’on estime, qu’actuellement, la faim affecte 250 millions de personnes, dont 28 millions souffrent de malnutrition chronique.
Lancée officiellement le 20 février à Maputo (Mozambique) en marge de la XIIe Réunion extraordinaire du Conseil des ministres de la CPLP, la campagne se déroule après l’approbation de l’ESAN-CPLP qui a ouvert de nouvelles opportunités et défis pour la promotion de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au sein de la Communauté.
Dans cette optique, en 2012, le thème du droit humain à l’alimentation a été inscrit dans l’agenda politique des chefs d’Etat et de gouvernement de la CPLP, une organisation qui réunit l’Angola, le Brésil, le Cap-Vert, la Guinée-Bissau, le Mozambique, le Portugal, Sao Tomé et Principe et le Timor Oriental.
Une catastrophe se prépare dans l’indifférence
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