Droits humains

Le Conseil des tribus et villes déplore les violations graves des droits de l’homme en Libye

Conséquence de la guerre déclenchée par la France en 2011

Témoignages.re / 28 novembre 2017

Le président du Conseil des tribus et villes en Libye, Ladjili Brini, a déploré dimanche à Brazzaville les violations graves et des crimes horribles dans son pays, à l’occasion de la réunion avec le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou Nguesso, président du Haut comité de l’Union africaine sur la crise en Libye.

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« La situation tragique en Libye s’aggrave de jour au jour ; les gouvernements successifs des sept dernières années ont toutes échoué dans la protection des citoyens contre les violations graves et crimes horribles contre les femmes, les personnes âgées, les enfants et la population non armée, des violations qui peuvent être qualifiées de crime de guerre et de crime contre l’humanité », s’est plaint Ladjili Brini.

« Les images de nos frères africains, victimes de la maltraitance, nous font honte ; ces pratiques embarrassent la Libye entière, ce pays qui a soutenu les mouvements de libération en Afrique », a dénoncé le chef des tribus et villes libyennes, affirmant que la Libye, pays fondateur de l’Union africaine, est devenu un pays raciste et contre les droits de l’homme.

Selon lui, c’est l’Occident qui continue à alimenter la guerre dans son pays et œuvre à installer des immigrants clandestins sur les terres libyennes, provoquant un changement démographique affectant l’identité nationale libyenne.

« Les gouvernements successifs depuis 2011 sont considérés comme cause principale de l’échec dans l’établissement de l’Etat », a poursuivi M. Ladjili Brini qui a affirmé que malgré les souffrances, nous vous assurons que le peuple libyen finira par décider, et notre pays sera récupéré et retrouvera sa place naturelle.

S’adressant au président du haut comité de l’UA sur la crise dans son pays, Ladjili Brini a déclaré que nous avons besoin de votre soutien, et le soutien de l’Union africaine, notamment dans la libération de la Libye. Il a énuméré une séries de demandes.

Il s’agit, entre autres, de la reconnaissance officielle du Haut conseil des tribus et des villes de la Libye par tous les pays membres de l’Union africaine, et la communauté internationale, encourager les Etats africains à collaborer avec nous, et accueillir des représentants de notre haut conseil pour aider notre pays à retrouver sa place naturelle au sein de notre famille africaine, et exige que le nom de Saif Al Islam Qaddafi soit supprimé de la liste des personnes poursuivies par la Cour pénale internationale, « car il est une partie essentielle de la réconciliation nationale, du compromis politique et de la paix sociale ».