Droits humains

Le PCR dénonce les violences policières à Saint-Pierre

Une militante violentée devant la sous-préfecture

Parti Communiste Réunionnais / 20 mars 2019

Dans un communiqué diffusé hier, le Parti communiste réunionnais dénonce les violences policières subie par une camarade qui filmait les conditions dans lesquels des manifestants étaient entassés sur un trottoir par un dispositif policier devant la sous-préfecture de Saint-Pierre.

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Manifestants entassés devant la sous-préfecture par le dispositif policier.

« Ce 19 mars au matin à Saint-Pierre avait lieu une manifestation de l’Intersyndicale entre les Jardins de la plage et la sous-préfecture. La décision avait été prise d’empêcher les manifestants d’approcher à tout prix du bâtiment administratif. Ils ont été contraints de s’entasser en plein soleil sur le trottoir en face de la sous-préfecture.

Gaëlle Antoine, membre de la Section communiste de Saint-Pierre, est alors sortie des rangs et a franchi la barrière pour filmer la scène.

Elle a été alors apostrophée de manière agressive par un policier. Elle a refusé de se soumettre à cette injonction, expliquant qu’il était dangereux de parquer des manifestants de cette manière. La réponse est venue d’un autre policier, qui a agrippé notre camarade, l’a soulevée et violemment poussée contre la barrière. Gaëlle Antoine a été blessée à la cheville. Devant cet acte, les manifestants ont fait preuve de leur solidarité.

Le PCR s’élève contre cette violence. La manifestation de l’Intersyndicale était déclarée, avec un itinéraire connu des policiers. Décider de parquer la foule sur une surface aussi réduite, c’était créer les conditions de la tension.

Ce 19 mars marquait le 73e anniversaire de l’abolition du statut colonial. En ce jour symbolique, la manière dont ont été traités les syndicalistes à Saint-Pierre, et la violence subie par notre camarade sont malheureusement dignes d’un mépris colonial.

Fait au Port, ce mardi 19 mars 2019
Le Bureau de presse »