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4 juin, parNos peines
Manifestation chagossienne devant l’ambassade britannique à Port-Louis
15 décembre 2016

Cette manifestation du mardi 13 décembre 2016, décidée par le Groupe Réfugiés Chagos (GRC), fait suite à la honteuse décision de Londres, en date du 16 novembre dernier, de prolonger un demi-siècle de violation des droits humains envers le peuple chagossien. Au “NO” réitéré des Britanniques, les Chagossiens se sont puissamment mobilisés pour crier leur refus de ce bannissement intolérable hors de la terre natale, et leur révolte devant tant d’arrogance et d’arbitraire.
Ils étaient quelque 400 personnes mardi à s’être déplacés pour ce regroupement de lutte, devant l’ambassade britannique à Port-Louis. Une mobilisation impressionnante qui a concerné toutes les classes d’âge, des enfants et des jeunes aux personnes les plus âgées, y compris les figures tutélaires de la communauté.
Des pancartes, très nombreuses, étaient portées par les manifestants. Elles reflétaient toute la souffrance chagossienne. Elles traduisaient aussi la volonté générale de continuer le combat pour la Justice. Chacune de ces pancartes était comme un coup de poing envoyé à la mauvaise foi britannique. On pouvait y lire par exemple (parmi des dizaines d’autres) : « Où est notre tort d’exiger notre droit de vivre sur notre terre natale ?’, « Depuis plus de 50 ans, nous avons souffert. Il est temps d’y mettre fin et de laisser notre peuple vivre en paix dans notre île », « Nous voulons être respectés en tant qu’êtres humains », « Notre dignité n’est pas à vendre !’, « Le Royaume-Uni viole sa propre loi ! »…
Au nom du GRC, une lettre officielle a été adressée par Olivier Bancoult au gouvernement britannique, et remise en mains propres à l’ambassadeur à Port-Louis lors de la manifestation. Il y est rappelé tout d’abord l’ampleur du crime commis : « Aucun autre peuple n’a été exilé de son pays natal sur une durée de plus de 40 ans du fait d’un acte délibéré de son propre gouvernement ». Il souligne ensuite « l’hypocrisie » du gouvernement britannique qui souscrit aux conventions internationales sur les droits humains, mais les viole sans vergogne quand il s’agit des droits des Chagossiens. Il dénonce par ailleurs la duplicité de Londres qui commandite une étude d’experts sur la faisabilité de la réinstallation puis qui réfute de façon grotesque ses conclusions parce qu’elles sont favorables au retour.
La lettre se termine par une double exigence : « Reconsidérer le refus de la réinstallation et restaurer notre droit à demeurer sur notre terre ». Cette lettre, appuyée sur la mobilisation générale du 13 décembre, ne peut pas et ne doit pas rester sans réponse, comme trop souvent de précédents courriers. « Si d’ici le 15 janvier prochain, a dit Olivier Bancoult, nous n’obtenons pas de réponse, nous reviendrons là où nous sommes aujourd’hui, pour d’autres actions à la mesure de notre frustration et de notre colère ».
Signalons pour terminer que le Comité Solidarité Chagos La Réunion était présent à la manifestation chagossienne de mardi, représenté par deux de ses membres, Paule et Jo Wolff. Un message de solidarité a été lu et accueilli avec chaleur par toutes les personnes présentes.
Pour le Comité Solidarité Chagos La Réunion
Georges Gauvin, président
Alain Dreneau, secrétaire
Nos peines
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