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Prévisions de l’UNESCO
12 décembre 2020, par

D’après l’UNESCO, la pauvreté des enfants restera supérieure aux niveaux d’avant la crise sanitaire du Covid-19 dans les pays à revenu élevé durant cinq années au moins.
Durant la première vague de Covid-19, seuls 2% des mesures de relance budgétaire ont été alloués spécifiquement aux enfants dans les pays de l’Union Européenne et de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), a déploré l’institution onusienne.
D’ailleurs, l’analyse pré-COVID-19 de la Banque mondiale et d’UNICEF révèle que 356 millions d’enfants, soit un enfant sur six, luttent pour survivre avec moins de 1,90 $ par jour, dont deux tiers en Afrique subsaharienne.
"Cette situation devrait s’aggraver considérablement", selon l’analyse du Groupe de la Banque mondiale et d’UNICEF qui assurent que "les progrès réalisés ces dernières années sont inquiétants, qu’ils sont lents, inégalement répartis et menacés par l’impact économique de la pandémie COVID-19".
En France, "un enfant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté, soit près de 3 millions d’enfants en situation de pauvreté. Le taux de pauvreté des enfants est de 20%, ce qui est nettement supérieur à celui de l’ensemble de la population qui oscille autour des 14%", a écrit l’UNICEF dans un communiqué de presse.
Les données laissent craindre des résultats alarmants en matière de mortalité infantile ou d’apprentissage.
Les pays à revenu élevé ont dépensé 14.900 milliards de dollars (environ 12.325 milliards d’euros) entre février et juillet 2020 pour répondre à la crise, selon une étude de l’Unicef. Environ 80% de ces plans de relance ont été consacrés aux entreprises.
"Bien qu’il s’agisse d’un élément essentiel de la réponse à la crise, le soutien aux entreprises exclura inévitablement les enfants les plus marginalisés de la société et leurs familles, ce qui signifie que les plus démunis seront les plus touchés", a indiqué l’Unicef.
"Il est urgent de mieux équilibrer les dépenses pour fournir un soutien plus direct aux enfants", a assuré l’agence onusienne, qui demande le renforcement de la protection sociale des enfants et des familles, la hausse des revenus au-delà du seuil de pauvreté, un soutien sans condition du revenu des familles les plus pauvres, l’attribution des allocations pour la nourriture, la garde d’enfants et les services publics, mais aussi l’exonération de loyers ou hypothèques prévues pour le long terme.
"Soutenir les entreprises peut aussi signifier investir dans la famille", a suggère l’Unicef, qui propose de réglementer les congés et les conditions de travail des parents. "Des conditions de vie dégradées pour les enfants impliqueront des coûts durables, avertit l’institution, car une demande accrue d’interventions sociales plus intensives suivra", ont écrit les rapporteurs.
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