Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Sylvie Mouniata, présidente du collectif Non au racisme et aux discriminations, Respèkt a nou
18 mai 2011, par

Des tee-shirts dévalorisant les Réunionnais commercialisés sur le marché forain et touristique de Saint-Paul notamment ont suscité l’indignation des membres du collectif Non au racisme et aux discriminations, Respèkt a nou. Ce n’est pas la première et dernière fois qu’il monte créneau pour dénoncer des actes racistes explique Sylvie Mouniata, sa présidente.
Comment avez-vous eu vent de pareils tee-shirts ?
- Émilie Assati, membre de notre collectif, lors d’une balade au marché de Saint-Paul, a été interpellé par des vêtements aux dessins et écrit blessants. Aussitôt, elle m’a alerté.
Au regard des dessins et des messages véhiculés, quelle a été votre première impression ?
- J’ai tout de suite pensé d’une part à cet instant où Jean-Paul Virapoullé, député, est intervenu à l’Assemblée nationale. Il agitait une pile plate symbolisant l’usage fait des prestations sociales. Je me suis interrogée sur les sous-entendus de tels messages. Une question m’est venue : ne chercherait-on pas à diviser les Réunionnais ?
Vous avez appelé au boycott de ces vêtements. Quelles autres actions allez-vous mener pour éradiquer le racisme ?
- Elles sont nombreuses, mais je vous expose les principales : la connaissance de notre Histoire ; l’accueil, l’écoute et l’orientation de personnes victimes de discriminations ou d’harcèlement sur et hors lieu de travail, la valorisation des atouts de La Réunion “Patrimoine mondial de l’humanité” dont le maloya inscrit au “Patrimoine mondial de l’UNESCO”, les rencontres programmées et informelles avec la population… Elles concourent à sortir de l’ignorance et tous les jours, notre collectif est vigilant.
Selon vous, le racisme se banaliserait-il dans l’île ?
- Je ne pense pas. Une prise de conscience s’opère et de plus en plus de personnes prêtent attention à ce qui est dit et fait.
Les affaires Serge Copy, du proviseur s’opposant à l’enseignement du créole dans son établissement, des « KK », des « assistés », des tee-shirts… ne sont pas prendre à la légère. Dénonçons-les et restons en alerte.
Jean-Fabrice Nativel
Nos peines
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