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Contre les violences faites aux femmes
20 novembre 2009

Une marche blanche lumineuse en hommage aux femmes victimes de violences aura lieu le samedi 28 novembre à Saint-Denis. Les participants défileront avec des torches et des bougies. La manifestation est organisée par le Collectif pour l’élimination des violences intrafamiliales (CEVIF) et le groupe COLERE dans le cadre de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes.
« Nous ne pouvons plus accepter sans réagir l’aggravation constante de la situation », a souligné Thérèse Baillif, présidente du CEVIF, dans une conférence de presse tenue ce jeudi 19 novembre 2009. Depuis le début de l’année, 4 femmes sont mortes sous les coups de leurs compagnons ou ex-compagnons.
« La marche aura pour slogan "alon sort dann fénoir, alon rant dann la lumièr". Nous voulons inviter le plus grand nombre possible de personnes à réfléchir à un nouveau projet de société », explique Thérèse Baillif. La présidente du CEVIF estime « urgente » cette réflexion car « l’aggravation constante des violences à l’encontre des femmes génère bien sûr des souffrances inacceptables mais elles ont également un impact grave sur la cohésion et le progrès social ».
Le rendez-vous pour le départ de la marche est fixé à 18 heures 30 devant le Jardin de l’État où plusieurs animations ont été prévues. « Nous aurons des flambeaux, mais nous demandons à toutes les personnes qui viendront d’apporter des bougies », souligne Thérèse Baillif. Les marcheurs défileront jusqu’au Barachois. « Nous lâcherons alors 60 lanternes en hommage aux femmes tombées sous les coups de leurs agresseurs », poursuit la présidente du CEVIF.
La manifestation se terminera par un kabar sur le Barachois.
Selon les chiffres d’une enquête d’envergure nationale concernant les violences contre les femmes, l’indice global de violences conjugales est de 15% à La Réunion contre 9% en France. Près de trois femmes sur dix vivant en couple déclarent être victimes d’atteintes psychologiques, dont un tiers se disent harcelées par leur conjoint.
Cette enquête, réalisée auprès d’un échantillon de 1.200 Réunionnaises âgées de 20 à 59 ans, révèle que les violences contre les femmes sont « caractérisées par une grande proportion d’actes commis par les proches ». Ainsi, « 60% des brutalités physiques et des tentatives de meurtres dénoncées par les femmes sont le fait des conjoints et ex-conjoints », toujours selon le même rapport.
Texte Imaz Press Réunion
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