Droits humains

« Naufrage au large des côtes libyennes : des réfugiés et migrants condamnés à se noyer ou à être enfermés »

Une centaine de personnes noyées la semaine dernière dans un naufrage

Témoignages.re / 12 septembre 2018

MSF alerte sur une illustration tragique d’une conséquence dramatique de la politique européenne de fermeture des frontières de l’UE.

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(photo d’archives Alfredo d’Amato/UNHCR)

« Plus d’une centaine de personnes seraient mortes dans un naufrage au large des côtes libyennes la semaine dernière, d’après les déclarations de rescapés aux équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) qui travaillent en Libye.
Un groupe de 276 personnes, dont les rescapés du naufrage, a été amené par des garde-côtes libyens à Khoms, une ville située sur la côte à 120 kilomètres à l’est de Tripoli, le dimanche 2 septembre. MSF est intervenu pour fournir une assistance médicale d’urgence après leur débarquement. Selon les informations reçues par MSF, deux canots pneumatiques auraient quitté la Libye à l’aube le samedi 1er septembre, chacun transportant un peu plus de 160 personnes de différentes nationalités (soudanaise, malienne, nigériane, camerounaise, ghanéenne, libyenne, algérienne et égyptienne).

« On ne savait pas nager »

Le récit d’un rescapé du naufrage :
« Le premier bateau s’est arrêté suite à une panne de moteur, tandis que le nôtre a continué à naviguer. Il a commencé à se dégonfler aux environs de 13h. Nous étions 165 adultes et 20 enfants à bord », raconte un rescapé. « A ce moment-là, le téléphone portable indiquait que nous n’étions pas loin des côtes maltaises. On a appelé les garde-côtes italiens, envoyé notre position, et appelé à l’aide car les gens commençaient à tomber à l’eau. Ils nous ont dit qu’ils enverraient quelqu’un. Mais le bateau a commencé à couler. On ne savait pas nager et seulement quelques personnes avaient un gilet de sauvetage. Certaines ont pu s’accrocher à des parties du bateau qui flottaient encore. Des secours [européens] sont arrivés par les airs et nous ont lancé des canots de sauvetage.

55 survivants

Mais tout le monde était déjà dans l’eau, le bateau avait coulé et chaviré. Quelques heures plus tard, d’autres sauveteurs sont venus, toujours par les airs, et ont lancé d’autres radeaux. Du groupe parti sur notre bateau, seulement 55 personnes ont survécu. Beaucoup de gens sont morts, y compris des familles et des enfants. Ils auraient pu être sauvés si des secours étaient venus plus tôt. Les enfants sont morts, y compris des jumeaux de 17 mois qui sont morts avec leurs parents. Puis les garde-côtes libyens sont arrivés, ils nous ont secourus puis ils ont récupéré ceux du deuxième bateau. On a tous été amenés ici ». Seulement deux corps ont été ramenés à l’issue de l’opération. »



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Messages






  • C’est bien sur un drame affreux qui se passe en Méditérannée. Malheureusement ce n’est pas le seul endroit au monde.
    Près de chez nous il y a l’immigration comorienne vers Mayotte.
    En Syrie des milliers de réfugiés fuient leurs pays . M^me chose en Amérique su sud, à cuba,,
    ce jour nous avons appris que 90 Sry Lankais auraient tenter de rejoindre La Réunion j’en oublie.

    Au fait a t’on des nouvelles des 50 Comoriens qui étaient restés lors des jeux des îles. Plusieurs n’étaient pas des athlètes,et avaient obtenus in visa en payant au autorité comorienne et françaises. Mais bon.... personne ne veux en parler. Bizarre.
    Les médias ont évoqué un seul cas.

    Mais alors que faire de ces personnes qui sont en grande souffrance .? Oui les Européens font finalement peu de chose. Mais pourquoi personne n’évoque un accueil partiel bien sur ; vers des pays comme Le Qatar, Dubaï, l’Arabie Saoudique, Brunéi ou autres. Ces états sont assez riche pour accueillir dignement une grande partie de ces réfugiés , non. .
    l’europe peux en accueillir certains, mais ces pays que je viens de citer aussi.

    Mais les plus grands coupables sont les passeurs qui s’enrichissent honteusement sur le dos des malheureux. Pas de pitié pour eux/.

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