Droits humains

Olivier Bancoult et Roger Alexis la semaine prochaine à La Réunion

Solidarité avec les Chagossiens

Témoignages.re / 9 novembre 2016

Depuis plus de 40 ans, les Chagossiens luttent pour retourner dans leur pays. Ils en ont été chassés par la construction de la base militaire de Diego Garcia. Deux représentants de cette cause seront à La Réunion la semaine prochaine, ils participeront à une conférence et un repas solidaire organisés par le Comité Solidarité Chagos La Réunion

JPEG - 79 ko
Manifestation des Chagossiens devant l’ambassade de Grande-Bretagne à Maurice.

Olivier Bancoult et Roger Alexis, deux dirigeants du Groupe Réfugiés Chagos, seront la semaine prochaine à La Réunion, a annoncé hier le Comité Solidarité Chagos La Réunion.

Au cours de leur séjour dans notre île, ils participeront à deux temps forts ouverts au public.

Le 17 novembre à 18 heures aura lieu une conférence d’Olivier Bancoult à l’hôtel de ville de Saint-Denis. Le lendemain à 12 heures au Port, ils participeront à un repas solidaire organisé par le Comité Solidarité Chagos La Réunion, à l’Association générale des retraités rue de Rome.

Voici la présentation de la conférence intitulée « Le droit des Chagossiens à revenir sur leur terre natale »

« Le drame infligé au peuple chagossien remonte à un demi-siècle, dans les années 60 puis 70, quand les deux puissances Etats-Unis et Grande-Bretagne se sont entendues pour déporter les Chagossiens de leurs îles où ils vivaient paisiblement depuis plus de deux siècles. Le but derrière ce crime : créer à Diego-Garcia la plus grande base militaire au monde (hors USA). Exilés de force à Maurice et aux Seychelles, les Chagossiens ont traversé les pires conditions d’existence : rejet, chômage, misère, prostitution, alcool, suicides…

Mais les Chagossiens ont su trouver la force incroyable de ne jamais renoncer à crier haut et fort qu’ils ont été victimes d’un crime contre l’humanité, que leurs droits fondamentaux ont été violés et qu’ils doivent être restaurés par leur retour dans leur pays, dans leurs îles Chagos, là où ils sont nés.

Aujourd’hui le dénouement pourrait être proche. Il y a l’urgence due à l’expiration le 30 décembre 2016 du bail de location de Diego Garcia accordé voici 50 ans par la Grande Bretagne aux USA. Il y a la pression exercée sur le gouvernement britannique menacé d’une saisine de la Cour internationale de Justice dans le cadre de l’ONU. Il y a le mouvement de protestation croissant chez les parlementaires britanniques contre le crime perpétré par leur pays. Il y a les négociations qui s’ouvrent enfin entre la Grande-Bretagne et Maurice, avec la participation nécessaire des Chagossiens. Va-t-on assister à une n-ième manœuvre des puissants de ce monde ? Ou va-t-on, enfin, vivre la sortie du drame chagossien ? »