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Aggravation dans 13 pays
29 juin, par

La FAO et le PAM alertent sur une aggravation de la faim dans 13 pays entre juin et novembre 2026. Conflits, dérèglement climatique, crises économiques et effondrement de l’aide humanitaire plongent 266 millions de personnes dans l’insécurité alimentaire. Le Soudan, Gaza, le Yémen et la Somalie sont les plus touchés. Les agences de l’ONU appellent à une mobilisation urgente, rappelant que le droit à l’alimentation est un droit fondamental.
La faim continue de gagner du terrain dans le monde. Dans leur dernier rapport, la FAO et le Programme alimentaire mondial (PAM) alertent : entre juin et novembre 2026, la situation devrait encore se dégrader dans treize pays, où des millions de femmes, d’hommes et d’enfants sont déjà confrontés à une insécurité alimentaire aiguë.
Le Soudan, le Soudan du Sud, la Palestine, le Yémen, le nord-est du Nigéria ou encore la Somalie figurent parmi les territoires les plus durement frappés. Au Soudan, près de 20 millions de personnes souffrent déjà de la faim et plusieurs régions sont menacées par la famine. À Gaza, plus d’un million et demi d’habitants dépendent toujours d’une aide alimentaire d’urgence.
Les causes de cette catastrophe sont connues. Les conflits armés demeurent le premier facteur de la faim dans douze des treize pays concernés. À cela s’ajoutent les conséquences des dérèglements climatiques, les chocs économiques et l’effondrement des financements internationaux. Entre 2022 et 2025, les ressources consacrées à l’aide alimentaire et agricole ont chuté de 59 %, alors même que le nombre de personnes menacées atteint désormais 266 millions.
Cette situation illustre a crise d’un système capable de produire suffisamment pour nourrir l’humanité, mais incapable de garantir ce droit fondamental à tous. Les guerres, les sanctions économiques, les spéculations sur les matières premières et les inégalités croissantes condamnent des populations entières à la faim.
Face à cette urgence, les agences des Nations unies rappellent qu’une intervention rapide coûte moins cher et sauve davantage de vies qu’une réponse tardive à la famine. Elles appellent les États à rétablir les financements humanitaires et à soutenir durablement les populations les plus vulnérables.
Le droit à l’alimentation est un droit humain. Tant que les intérêts géopolitiques et financiers primeront sur les besoins essentiels des peuples, la faim continuera de tuer dans le silence. L’alerte de l’ONU ne peut rester sans réponse.
M.M.
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