Le livre blanc du MEDEF fait progresser l’idée d’un projet consensuel réunionnais
29 septembre, parRenforcer la capacité de La Réunion à assurer ses fonctions essentielles
La faim dans le monde : le capitalisme assassine
27 septembre 2025, par

Selon la FAO, près de 2,3 milliards d’êtres humains ont souffert d’insécurité alimentaire en 2024 : plus d’un quart de l’humanité ne mange pas à sa faim, et parmi eux 828 millions vivent une insécurité grave, autrement dit la faim quotidienne. Pourtant, les moyens de nourrir correctement la planète existent. Ce scandale est bien celui d’un système économique inhumain.
La FAO rappelle que la faim avait reculé au début du siècle, mais la tendance s’est inversée depuis 2015. Aujourd’hui, la situation est pire qu’il y a dix ans. Le continent africain paie le plus lourd tribut : en Afrique subsaharienne, plus des deux tiers de la population souffrent d’insécurité alimentaire. Cette progression dramatique révèle la faillite du modèle imposé aux pays pauvres : dépendance aux importations, spéculation sur les terres et accaparement des ressources par des multinationales. C’est le même système à La Réunion.
Pendant que des centaines de millions d’êtres humains manquent de nourriture, d’autres gaspillent, spéculent et engrangent des profits records. Les prix alimentaires, toujours trois fois plus instables qu’avant 2019, sont dictés par des marchés financiers insensibles à la misère. La faim n’est pas une fatalité : elle est organisée.
Dans ce contexte, l’amélioration observée en Amérique latine et aux Caraïbes prouve qu’il existe une alternative. Là où des gouvernements progressistes ont choisi de renforcer la souveraineté alimentaire, de soutenir les paysans et de briser la domination des importateurs, les résultats sont visibles : 50 millions de personnes de moins touchées par l’insécurité alimentaire depuis 2021.
La leçon est claire : pour vaincre la faim, il ne suffit pas de compter sur les bonnes intentions. Il faut s’attaquer aux racines du mal : l’injustice, l’accaparement des richesses et la dépendance coloniale. À La Réunion, nous savons que le coût de la vie et la dépendance aux importations nous placent dans la même logique destructrice.
Tant que l’agriculture sera abandonnée aux logiques du profit, la faim persistera. La bataille pour la souveraineté alimentaire est donc une bataille politique. Elle oppose les peuples qui veulent vivre dignement à un système capitaliste qui préfère la misère des masses à la remise en cause de ses privilèges.
M.M.
Renforcer la capacité de La Réunion à assurer ses fonctions essentielles
In kozman pou la rout
Livre Blanc du MEDEF Réunion
Des aides en forte baisse dans le projet de budget 2027
Comité régional de l’innovation
7 chantiers annoncés
Impact de la crise climatique mondiale dans notre pays
Forte houle : l’océan rappelle les limites du béton
2016-2026 : 10e anniversaire de la disparition de Paul Vergès.
Le monde a changé, et La Réunion ?
Le monde a changé, et La Réunion ?
Confédération nationale du logement