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4 juin, parNos peines
Fin de la conférence internationale de Dakar sur le mariage des enfants en Afrique
27 octobre 2017

La conférence internationale sur les mariages des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre a pris fin mercredi à Dakar par un appel aux Etats, organisations régionales et continentales africaines, à prendre des mesures adéquates destinées à mettre fin aux mariages des enfants.
Dans la déclaration finale de leurs travaux, les participants ont, entre autres, invité tous les Etats africains à fixer l’âge du mariage de la jeune fille à 18 ans au moins et de d’associer les organisations de la société civile ainsi que les leaders communautaires dans la lutte contre les mariages précoces.
La rencontre, qui a duré trois jours, a été ouverte lundi dernier par le Premier ministre du Sénégal, Mouhamed Boun Abdallah Dione, des Premières dames du Burkina Faso, Mme Sika Bella Kaboré, et de la Sierra Leone, Mme Sia Nyama Koroma.
Des représentants de l’Union africaine (UA), du Système des Nations unies et de la commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) prennent par à la rencontre qui s’inscrit dans l’agenda politique de l’UA pour mettre fin au mariage des enfants sur le continent. La rencontre a regroupé les représentants des gouvernements des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, des leaders communautaires et religieux, des représentants de la société civile, des jeunes et des représentants des pays donateurs.
« La rencontre a été une bonne chose et elle s’est bien déroulée. Elle nous a permis réunir les grands décideurs, de procéder à des échanges d’expériences et de repositionner la question sur le mariage des enfants au niveau national et international », a déclaré le directeur régional du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Mabingué Ngom.
Des discussions il ressort, entre autres, la nécessité d’accélérer la lutte contre le mariage des enfants, la scolarisation des filles et l’harmonisation des lois nationales avec le Protocole de Maputo (du nom de la capitale du Mozambique) adopté en 2003 par l’Union africaine (UA) dont l’article six interdit le mariage précoce.
Entré en vigueur depuis 2005, ce protocole, qui est à ce jour ratifié par 39 pays, fixe l’âge minimum de mariage pour une fille à 18 ans, alors que sur le continent cette majorité varie d’un pays à un autre.
Elle est de 21 ans au Rwanda, de 16 ans au Sénégal, de 18 ans dans certains pays dont la République centrafricaine, de 15 ans au Gabon et de 18 ans en Gambie depuis l’année dernière. Selon les données officielles, en Afrique 40% des femmes mariées l’ont été avant l’âge de 18 ans alors qu’elles représentent 03% en Algérie, 37% au Sénégal et 76% au Niger. La conférence était organisée par le gouvernement du Sénégal, en collaboration avec une coalition d’organisations du Système des Nations unies et de la société civile.
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