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4 juin, parNos peines
Communiqué du Comité Solidarité Chagos La Réunion (CSCR)
16 octobre 2015

Le Comité Solidarité Chagos La Réunion a diffusé hier 15 octobre un communiqué alertant sur des rendez-vous décisifs pour la bataille des Chagossiens. Ce peuple a été expulsé de son pays lors de la construction de la base de Diego Garcia. Depuis, il n’a jamais cessé de lutter contre cette injustice.
Ce communiqué du Comité Solidarité Chagos La Réunion se veut un cri d’alarme face aux menaces du calendrier. Un calendrier qui va régir, à partir de cette fin 2015, l’issue de la lutte des Chagossiens pour arracher leur retour aux Chagos.
Rappelons tout d’abord que cela fait près de 40 ans qu’avec un courage et une opiniâtreté extraordinaires les hommes et les femmes de cet archipel luttent pour le droit dont dispose tout être humain, comme tout peuple, celui de vivre sur sa terre natale, sur la terre de ses ancêtres. L’interminable chemin de cette lutte a été jalonné de victoires exaltantes mais aussi hélas de revers cruels. Notre Comité, depuis qu’il a été créé en 2010, a régulièrement informé nos ami(e)s des moments forts de ce dur combat.
Aujourd’hui, de multiples événements sont en cours :
Mais si l’on devait retenir un élément -un seul- déterminant pour le sort des Chagossiens, c’est incontestablement la période de deux ans qui s’est ouverte le 31 décembre 2014 et qui se refermera le 30 décembre 2016. C’est la période au cours de laquelle il est possible que soit réexaminé le fameux bail stratégique accordé par la Grande-Bretagne aux États-Unis. Bail contractualisé le 30 décembre 1966 pour une durée de 50 ans. Bail qui se terminera donc fin 2016. Bail renouvelable alors pour 20 ans par reconduction tacite, ou faisant l’objet d’un réexamen entraînant amendements et nouveaux aménagements.
C’est là que se situe le nœud du problème. C’est là que peut se dénouer enfin le drame des Chagossiens. C’est l’occasion historique à saisir, afin de mettre fin à un demi-siècle d’un crime perpétré contre un peuple victime de cet "Océan indien zone de guerre" imposé tragiquement par les grandes puissances impérialistes.
Mais il est une condition incontournable si l’on veut donner au problème chagossien une chance de solution. C’est le respect absolu que l’on doit porter aux Chagossiens. Et Olivier Bancoult le dit avec force : "Nous devons être associés à tous les contacts, toutes les discussions, toutes les négociations". Et il ajoute, conscient des leçons de l’histoire : "Nous devons être associés, contrairement à ce qui s’est fait en 1965 – 66".
Or il ne reste plus que 14 mois qui nous séparent de la date fatidique du 30 décembre 2016. Les gouvernements coupables de la déportation des Chagossiens ne doivent pas aujourd’hui laisser pourrir la situation, par des faux-semblants, par des manœuvres, par des hypocrisies. Chaque mois, chaque semaine va compter, va être décompté. Notre Comité pour sa part sera plus que jamais au côté des Chagossiens.
La mobilisation de l’opinion internationale doit être elle aussi présente à ce grand rendez-vous de la lutte des Chagossiens. Il doit rassembler toutes les consciences éprises de paix et de justice. C’est pourquoi, de La Réunion comme de beaucoup d’autres lieux du monde, doit jaillir ce cri : "Plus que 14 mois pour arracher le retour des Chagossiens aux Chagos !"
Georges Gauvin,
président du C.S.C.R.
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