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Six mois pour agir
8 décembre 2017

Un groupe de travail mixte qui prépare le rapatriement des migrants bloqués et soumis à l’esclavage et à la servitude en Libye, prévoit des ponts aériens à partir de ce pays d’Afrique du Nord pour une vingtaine de milliers de migrants détenus dans les régions contrôlées par le gouvernement, a annoncé, mercredi, l’Union africaine.
L’Ua et l’Union européenne et le groupe de travail mixte des Nations unies ont tenu leur première réunion à Addis-Abeba lundi pour discuter du sort des migrants africains en Libye et ont convenu d’une feuille de route pour l’évacuation par voie aérienne des migrants sur une période de six mois, a indiqué l’Ua dans un communiqué. La réunion du groupe de travail spécial était présidé par la Commissaire de l’Ua aux Affaires Sociales, Amira el-Fadil, en présence de représentants de l’Ue, du Haut Commissariat pour les réfugiés (Hcr) et de l’Organisation internationale pour la migration (Oim), qui a dénoncé l’esclavage en Libye après une série d’enquêtes.
Le groupe de travail a révélé qu’au moins 20.000 migrants se trouvant actuellement dans des centres de détention identifiés contrôlés par le gouvernement et qui ont exprimé le souhait de quitter la Libye, seront évacués par pont aérien dans six semaines. « Les autres priorités immédiates sont également de travailler avec les Etats membres de l’Union africaine pour fournir des services consulaires à leurs ressortissants bloqués en Libye, afin de les identifier et de leur procurer des documents de voyage », a souligné l’Ua dans le communiqué.
Il sera demandé aux autorités libyennes d’accorder des autorisations d’atterrir aux compagnies aériennes autres que celles de la Libye, afin d’accélérer le rapatriement pendant que les pays voisins seront sollicités pour des autorisations de survol, selon le groupe de travail. Le groupe de travail a exprimé sa reconnaissance aux pays qui ont déjà promis de soutenir les rapatriements de Libye et a invité les autres Etats membres à faire de même. L’Union européenne a promis d’accorder son soutien financier aux pays qui vont faciliter les efforts de rapatriement et de réinsertion.
Le groupe de travail a été créé lors de la réunion tripartite entre le président de la Commission de l’Ua, Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Junker, et le Haut représentant de l’Ue pour les Affaires étrangères et la vice-présidente, Federica Mogherini, et le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, à Abidjan le 29 novembre 2017.
Baisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
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