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4 juin, parNos peines
Un seul des six réfugiés a obtenu le droit de déposer une demande d’asile
6 août 2022, par

Arrivés le 31 juillet dernier, les 6 réfugiés du Sri-Lanka ont été entendus hier à Saint-Denis par le juge des libertés et de la détention. Un seul a obtenu la possibilité de demander l’asile politique, les cinq autres se sont vus refuser ce droit. Le juge a décidé de les maintenir 8 jours supplémentaires en centre de rétention, des recours ont été déposés.
6 personnes ont tout quitté dans leur pays, le Sri-Lanka, qui connaît une grave crise politique. Ils sont si gravement en danger qu’ils ont dû demander l’asile politique. Ils sont arrivés le 31 juillet. Depuis cette date, ils sont dans un centre de rétention à l’aéroport.
Mais ces réfugiés font face à de nombreux obstacles. Tout d’abord sur 6 personnes, un seul a pu obtenir la possibilité que sa demande d’asile soit examinée, ce qui n’est pas le cas des 5 autres.
Hier, ils étaient convoqués devant le juge des libertés et de la détention. Ce dernier a décidé de les maintenir 8 jours supplémentaires en centre de rétention. Des recours ont été déposés.
Selon le Haut commissariat aux Nations Unies de l’ONU, le nombre de personnes déplacées dans le monde dépasse probablement 100 millions. 850 millions de personnes vivent dans un pays touché par une guerre, indique la Banque mondiale.
A cela s’ajoutent les effets du changement climatique, les pénuries alimentaires, les crises économiques, l’inflation. Il n’est donc pas étonnant que La Réunion soit touchée. Que représentent alors les 6 réfugiés du Sri-Lanka qui ont demandé l’asile politique ?
De plus, « les enquêtes sur les intentions de retour que le HCR et ses partenaires mènent dans de nombreux pays du monde entier aident à indiquer si les réfugiés souhaiteraient rentrer dans leur pays d’origine si les conditions le permettaient », ce qui signifie que ces demandes d’asile visent en grande majorité à se mettre à l’abri provisoirement, dans l’attente d’un retour à la normale.
Depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, les Etats de l’UE ont accueilli 5 millions de personnes. Toutes ont été immédiatement régularisées sans avoir à passer par une procédure de demande d’asile et encore moins par un centre de rétention. De plus, l’Union européenne a débloqué des milliards pour que ces réfugiés soient accueillis dans les meilleures conditions par les Etats membres.
Les réfugiés du Sri-Lanka quittent leur pays pour la même raison que les Ukrainiens quittent l’Ukraine. Pourquoi ne bénéficient-ils pas des mêmes droits ? Les droits humains sont-ils donc à géométrie variable en fonction de l’origine ?
M.M.
Nos peines
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